La Voix du Nord - 08/12/2007 |
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Avec les compliments sincères de la France qui monte
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D’une certaine manière, Nancy et Valenciennes se ressemblent. Une histoire récente à l’étage inférieur, des moyens sans commune mesure avec les gros portefeuilles (30 et 26 millions d’euros de budget). Il y a aussi un même goût pour l’humilité sans manquer d’ambition, l’obligation d’avoir des idées sans casser la tirelire, l’envie de faire confiance à des hommes plutôt que de faire appel à des noms. Tout ça fait partie du jeu. Et cette saison, sur la pelouse, les deux équipes figurent parmi celles qui ont offert le meilleur spectacle.
Deuxième et cinquième, elles auraient d’ailleurs mérité de recevoir pour ce match les caméras de Canal+ demain soir. À Valenciennes, on ne comprend pas pourquoi Auxerre - PSG a été préféré. Nous non plus. Dans le genre, en Lorraine, on en a aussi marre d’entendre que la L1 ne vaut pas grand-chose parce que Nancy est deuxième… Ce soir, Nancy et VA, issus de la France d’en bas, ont également envie d’en découdre pour montrer qu’ils ne sont pas là par hasard. Et qu’en foot comme dans le reste, on n’a que ce qu’on mérite.
« Valenciennes nous ressemble »
Pablo Correa, le grand bâtisseur qui a déjà une statue à Marcel-Picot, estime que le point pris in extremis mercredi à Toulouse (1-1) permet à son équipe de raisonner positif, même s’il s’agit du seul lors des deux derniers matchs en déplacement. C’est d’autant plus vrai que Nancy revient à la maison où il est le meilleur (sept victoires et un nul en huit matchs), devant… VA (six plus deux). Bien sûr, l’entraîneur se méfie. « Attention, a-t-il averti hier, Valenciennes nous ressemble… » Kombouaré, lui, considère, que Nancy a toutes les qualités, « une équipe complète, la meilleure défense (dix buts encaissés) et beaucoup d’attaquants capables de faire la différence. » Ce jugement de valeur n’enlève rien à ses convictions. Il veut attaquer ce gros morceau comme les autres, avec en plus un sentiment de revanche par rapport au match manqué de la fin de saison dernière (défaite 1-0). Toute la semaine, l’entraîneur a insisté sur ce raté qu’il n’a jamais avalé (notre édition de jeudi).
VA vient de prendre sept points en trois matchs, mais Kombouaré veut constater les progrès accomplis sur le terrain. « On n’a qu’une chose à faire, c’est jouer. » Face à Nancy, qui alignera quasiment la même équipe que la saison dernière, VA n’est plus tout à fait le même, avec notamment un secteur offensif largement remanié. L’an dernier, en l’absence de Dufresne et Savidan, Dossevi et Hassli n’avaient pas su déstabiliser Puygrenier et ses acolytes. Qu’en sera-t-il cette fois alors que VA débarque avec tous ses attaquants ?















