La Voix du Nord - 15/12/2007 |
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Impérial au stade Nungesser depuis le début de la saison, Valenciennes entend terminer l’année sans faiblir. En avance sur son plan de vol pour le maintien, l’équipe d’Antoine Kombouaré veut avant tout préserver son invincibilité sur sa pelouse ce soir face à Auxerre. Même si c’est la victoire que les joueurs rêvent d’offrir en cadeau pour lancer les fêtes.PHOTO DIDIER CRASNAULT
Est-ce du lard ou du cochon ? Le plus sérieusement du monde, Antoine Kombouaré affirme que le succès ne sera pas son obsession face aux Bourguignons ce soir. « L’objectif principal, c’est de finir l’année sur une bonne note à domicile. La victoire, ce serait l’idéal. Ne pas perdre, ce serait bien aussi… » Outre la crise d’humilité aiguë que suppose cette déclaration, il faut plutôt apprécier à sa juste portée un coup de pied dans la fourmilière euphorisante qui colonise le stade Nungesser, les soirs de matchs, depuis le mois d’août.
L’histoire récente en est le meilleur exemple, puisque VA a appliqué des tarifs que même l’arrivée de l’euro n’aurait pas osé imposer : 3-0 deux fois de suite, ce fut lourd et même très lourd pour Caen et Rennes lors des deux derniers matchs à la maison. On comprend mieux pourquoi un sentiment de peur s’est installé chez le visiteur de la L1 qui débarque dans ce Nungesser vétuste, aux abords troublants, où la chaleur de l’accueil masque le tourbillon qui va venir.
Six victoires
Car il faut le répéter, ce que réalise VA depuis le début de saison dans son stade est à la hauteur du spectacle que tout un chacun espère trouver dans notre bon vieux championnat domestique. Passons sur deux 0-0 que nous qualifierons d’accidents de parcours (Metz et le PSG n’étaient pas de bons clients), pour le reste, l’équipe de Kombouaré a empilé six victoires qui ne souffrirent jamais la moindre contestation. Les attaquants eurent tous leur soirée faste, triplé d’Audel face à Toulouse (3-1), doublés de Savidan face à l’OM (2-1), Sebo face à Caen (3-0) et Pujol face à Rennes (3-0). On se souvient aussi de la tête en lucarne d’Audel face à Monaco comme d’une superbe illustration de la confiance qui habite les Valenciennois devant leur public.
L’autre exemple est cette fascination que suscite Steve Savidan dans son jardin, là où il a marqué tous ses buts cette saison (5 buts), trouvant la faille une fois sur deux. À Nungesser, « Savigol » est chez lui et le moindre coup franc vaut un pétard puis une occasion.
Mieux que quiconque, Kombouaré sait tout cela, mais il sait aussi que trop de confiance tue la confiance. Même si l’entraîneur a été ravi de prendre un point à Nancy, il a mis ses hommes en garde contre la frilosité et attend d’eux un rebond au niveau du jeu. Face à Auxerre, ce ne sera pas une mince affaire, car l’équipe de Fernandez a serré les lignes (lire ci-contre), ce qui ne l’empêche pas de se procurer beaucoup d’occasions en toutes circonstances.
Alors comme toujours, le coach fait appel au mental. « On n’a pas le droit d’aborder ce match de façon décontractée, on n’a pas cette marge de manoeuvre-là. On joue toujours pour gagner mais rien n’est facile. L’ambition, le classement, c’est du vent. Moi je ne suis pas dans la tête des joueurs mais je veux qu’ils restent conscients que le plus dur c’est de confirmer. Si on est encore à cette place-là à deux journées de la fin, là on pourra en parler. » On sent bien à travers ses propos que Kombouaré sent un danger qui peut le prendre à revers. Alors il insiste, en remet une couche en évoquant notamment la défaite de la saison dernière (1-3). En fait, et c’est le fin du fin, Auxerre est la dernière équipe à s’être imposée à Nungesser. « Ne vous inquiétez pas, je me souviens de cette belle claque. On va voir si on a de l’amour propre, de la fierté. » VA, qui n’a plus encaissé le moindre but depuis quatre matchs, sait qu’il va lui falloir emballer la soirée et avoir de la suite dans les idées pour vaincre une septième fois.














