La Voix du Nord - 12/01/2008 |
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Pour son premier match de l’année cet après-midi à Nungesser, VA a l’ambition de battre Saint-Étienne afin de garder ses bonnes habitudes de 2007.
L’équipe nordiste se sait toutefois attendue. Elle a conscience qu’il lui faudra vite confirmer en 2008 pour ne pas subir un éventuel réveil des « gros bras » derrière.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT
Petit problème de probabilités pour la rentrée. Étant donné qu’avant les fêtes VA a gagné ses trois derniers matchs sur sa pelouse 3-0 (contre Caen, Rennes et Auxerre) et que dans le même temps Saint-Étienne a perdu quatre fois lors de ses cinq derniers déplacements (en ne marquant qu’un point et en concédant treize buts), qui a le plus de chances d’être déclaré vainqueur ce soir à Nungesser ? Les Stéphanois nous pardonneront le caractère un peu goguenard de cette entrée en matière, mais force est de constater que les statistiques ne parlent pas en faveur des hommes de Laurent Roussey avant le match.
Les statistiques ont toutefois leurs limites que le foot adore contredire. L’entraîneur des Verts pourrait d’ailleurs trouver en Antoine Kombouaré un allié pour confirmer que l’affiche est beaucoup plus serrée qu’il n’y parait. « Certes, concède le Nordiste, Saint-Étienne a, comme nous, des difficultés à l’extérieur. Mais moi je ne veux pas m’arrêter à ça. Cette équipe y arrivera forcément un jour. Elle a un gros effectif, de très grosses individualités. Nous devons nous en méfier car elle est tout à fait capable de s’imposer chez nous. »
Kombouaré, qui n’est pas du genre à caresser dans le sens du poil, livre sa pensée inquiète. « Moi je n’ai pas oublié l’aller où nous perdons 3-1. Saint-Étienne a des joueurs qui peuvent casser les reins à n’importe qui n’importe quand. » Si l’entraîneur valenciennois avance aussi méfiant, c’est qu’il connaît la fragilité de son édifice. Très satisfait de son effectif, ennemi juré du mercato d’hiver qui, selon lui, fait plus de mal que de bien, il avoue tout aussi franchement repartir au combat sans garanties. VA reste sur deux défaites, à Nice (1-0) le 23 décembre en championnat et à Lorient (2-1) samedi dernier en Coupe. « Perdre n’est jamais le meilleur moyen de se préparer à la suite », avance-t-il en appuyant sur l’évidence pour rappeler que la confiance, cette denrée précieuse, ça s’entretient.
Plus de rigueur
Surtout, Kombouaré a constaté que son équipe avait relâché son attention. Après avoir enchaîné cinq matchs sans encaisser le moindre but entre le 10 novembre et le 15 décembre, VA vient d’en concéder trois, qui plus est en faisant trois cadeaux. « J’ai mis le doigt là-dessus cette semaine, explique l’ancien défenseur. J’ai réclamé de la rigueur, nous avons bien travaillé. Maintenant vous commencez à me connaître, ce que j’attends ce sont des actes, les paroles… »
Comme nous, l’entraîneur est en fait curieux de voir si son équipe a passé un cap, si elle a gagné en maîtrise. Ce soir, elle cherchera à renouer avec la victoire après la trêve, malgré un effectif affaibli et une invincibilité sur sa pelouse qui peut être encombrante à préserver. L’objectif sera d’abord de bien défendre devant Nicolas Penneteau, qui n’a pas concédé de but à Nungesser depuis la cinquième journée (contre Sochaux 3-1 le 25 août). « Si nous sommes solides, si nous sommes consistants, nous nous ouvrons les portes de la victoire », justifie Kombouaré.
Devant les caméras de Canal +, signe que petit à petit la reconnaissance arrive, VA cherchera ensuite à s’appuyer sur son public pour parvenir à se lâcher et à produire du jeu. « Même si nous avons des soucis d’effectif, je veux la même envie et les mêmes intentions », a averti le coach. « Je ne suis sûr que d’une chose, il faudra un grand Valenciennes pour remporter ce match. »















