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La Voix du Nord - 16/01/2008
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COUPE DE LA LIGUE : PARIS SG - VALENCIENNES Grégory Pujol a appris à devenir plus égoïste
 Finaliste de l’épreuve en 2004, Grégory Pujol aimerait revivre l’expérience avec Valenciennes. Samedi, Grégory Pujol a extériorisé sa joie. Après avoir marqué le but du KO (89e minute) contre Saint-Étienne. L’attaquant si discret en dehors du terrain est le meilleur réalisateur de VA, avec sept buts toutes compétitions confondues. Il raconte comment il a gagné dans la finition et rêve à un retour au Stade de France.

PAR RICHARD GOTTE

sports@lavoixdunord.fr
PHOTOS DIDIER CRASNAULT

Marqué par l’école nantaise. – Pujol a admiré la génération Ouédec - Pédros, avant de faire ses premiers pas aux côtés de Moldovan et Vahirua. Son Canari de coeur reste Loïc Amisse, l’entraîneur qui l’a accompagné depuis les jeunes et l’a fait passer pro. En signant à VA, l’attaquant reconnaît avoir bouclé la boucle avec Kombouaré, autre ex de la maison nantaise. « Bien sûr que ça a contribué à ma réflexion. Plusieurs fois avant, il avait voulu me faire venir, mais ça n’avait pas pu se faire. En plus j’ai été très content que ce soit lui qui m’appelle… »

 

Jouer… et marquer. – Le plus important pour lui est de finir un match avec le sentiment d’avoir tout donné. Il dit prendre beaucoup de plaisir à faire marquer les autres, raisonne toujours collectif. « En même temps, ajoute-t-il, pour un attaquant il faut marquer sinon la confiance n’est pas là… » Cette dernière appréciation est sans doute chez lui le signe de la maturité. Jamais au-dessus de cinq buts par saison en début de carrière, il a presque doublé la dose la saison dernière à Sedan (9 buts) et semble désormais bien parti avec VA (7). Le joueur concède qu’il n’est plus tout à fait le même. «  À Nantes, on me reprochait d’être trop collectif… Peut-être que le passage en Belgique m’a renforcé. J’ai gagné un peu d’individualisme dans la difficulté. »

 

Anderlecht, un cap. – En 2005-2006, la Belgique fut une drôle d’expérience. Pujol n’a pas tout compris, mais il ne regrette rien. «  Quand je jouais, je marquais ou je donnais des buts. Mais on me mettait des bâtons dans les roues. » Sur le banc sans savoir pourquoi, il finira bien, à tel point qu’Anderlecht voudra lever l’option d’achat (il était prêté par Nantes). Trop tard… Dans la boîte à souvenirs, quand même, deux matchs en Ligue des champions, à Séville et à Liverpool. Ça aide à grandir.


La concurrence à VA ? – VA et ses quatre fantastiques, Savidan, Audel, Sebo et Pujol, 22 buts à eux quatre… «  Chacun veut jouer un maximum pour tenter de briller et le coach veut qu’on se tire la bourre. » Ça se passe bien. « La liaison est naturelle avec Steve (Savidan), avec lequel j’ai disputé le plus de matchs, mais ça marche aussi avec Filip (Sebo).
 » La paire Pujol - Audel n’a pas encore été testée.

 

Coupe de la Ligue. – Finaliste malheureux en 2004 (contre Sochaux), le Nantais se souvient de son « tir au but repoussé par Richert, avant la “Panenka” (ratée) de “Micka” (Landreau). » Il garde des regrets sur la fin, bien sûr, mais aussi de grands souvenirs. « Je marque pendant le match face au côté nantais. Tous ces gens qui se lèvent… » L’attaquant rêve de revivre ça. « Le Stade de France, ce serait fabuleux pour VA. » 

 


DIGEST.
- 27 ans, 1,83 m, 70 kg.
Parcours : 2002-2005, 71 m. et 11 b. à Nantes (L1) ; 2005-2006, Anderlecht (D1 Belge)  ; 2006-2007, 36 m et 9 b avec Sedan (L1) ; Cette saison : 18 matchs en L1 (5 b), 2 en Coupe de la Ligue (1 b), 1 en Coupe de France (1 b).

 

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