La Voix du Nord - 23/01/2008 |
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C’est d’ores et déjà l’homme du match. Car Daniel Leclercq n’est pas seulement l’entraîneur qui vient de remettre Lens sur le droit chemin. C’est aussi une référence technique et humaine à Valenciennes.
– Daniel, Nungesser, c’est quoi pour vous ?
« D’abord, je suis de là-bas. Valenciennes, c’est chez moi. J’y ai vécu des choses formidables. Et puis, il y a Nungesser. Avec Jean-Louis (Borloo), on s’est posé plein de questions. Il fallait construire un nouveau stade. Mais comment le faire coller à la réalité valenciennoise ? Le bon sens l’a finalement emporté. Nungesser II va bientôt voir le jour à… Nungesser. C’est le coeur de la ville ! J’ai hâte d’y être car, au-delà du match, il y a chez moi l’envie de retrouver des joueurs et des gens que j’aime. »
– Avez-vous des regrets concernant votre départ du club ?
« Non car ça s’est passé comme ça devait se passer. Antoine (Kombouaré) a pris le relais. Il est là-bas, moi, je suis ici (à Lens). J’ai des relations naturelles et sincères avec lui. Je suis dans une position où je pourrais être rancunier vis-à-vis de VA. Mais je ne suis pas rancunier de nature. Alors, j’ai encaissé et je suis passé à autre chose. »
– Comment jugez-vous la réussite d’Antoine Kombouaré ?
« Lui aussi a dû connaître des moments délicats dans sa vie sportive, quand il était à Strasbourg. Est-ce que ça lui a donné un autre mode de réflexion ? Je vois simplement qu’après chaque succès de VA, il est fier de son équipe. Ça veut dire que son message initial a touché ses joueurs au coeur et qu’il a été entendu. »
– Daniel Leclercq a-t-il changé par rapport au Daniel Leclercq de VA ?
« J’applique toujours les idées que j’avais naguère mais avec le souci d’être encore meilleur qu’à VA ! Même si je suis un peu plus tolérant dans un premier temps (sourire), en contrepartie j’exige toujours beaucoup… »
– Ce derby, comment le Racing l’aborde-t-il ?
« Je suis sûr que ça va donner un bon match car VA envoie toujours un message très clair : aller vite vers l’avant en utilisant tout le potentiel de l’équipe. Chez nous, ça va beaucoup mieux. Il fallait simplement remettre les gars en action, leur rendre leur bien-être. À un moment donné, il n’y avait plus d’écoute. Or, si les gars n’ont pas la passion du club en eux, s’ils ne sont plus amoureux de leur maillot, on n’y arrive plus. Aujourd’hui, je ne connais pas leurs limites. Mais je les imagine très loin car, dans la vie, il faut rêver. Quand on ne rêve pas, on n’a pas d’objectifs ! »















