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La Voix des Sports - 18/02/2008
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Belmadi révolté par l’affaire Ouaddou
Metz - Valenciennes

 Buteur à Metz, Belmadi a souffert pour son ami. Les tribunes de Saint-Symphorien s’étaient vidées depuis longtemps de leurs cris agressifs et de leur joie de la victoire lorsque Djamel Belmadi est sorti du vestiaire valenciennois. Disponible, calme malgré la tempête qui secouait cette fin de soirée, malgré la défaite alors que lui, milieu de terrain avait ouvert le score au meilleur moment qui soit (41e).


Un but qui récompensait les efforts valenciennois, leur domination d’un adversaire peu convaincant dans tous les domaines du jeu. Un but qui le récompensait, lui, Djamel Belmadi, métronome de VA à chaque match. Samedi, comme lors des vingt matchs auxquels il a pris part cette saison, il avait été à l’impulsion, offrant des centres, affolant la défense messine. Mais, après la seconde période… « À chaud, comme ça, c’est difficile à expliquer… On avait le match en main, on n’était pas en danger. Et on prend ce but contre le cours du jeu. On n’a pas été assez attentifs au marquage, commentait avec calme Djamel Belmadi. Après il y a ce deuxième but. Nous, on pousse comme on peut. Mais c’était tellement un match bizarre... »

Bizarre et difficile à vivre aussi. Qu’ils le reconnaissent ou pas, les joueurs de VA ont tous plus ou moins été troublés ou touchés par une ambiance détestable, par un public lorrain qui n’a pas sifflé mais insulté Abdes Ouaddou à chaque fois qu’il touchait le ballon (lire ci-contre) . « C’est regrettable… On en a marre que ce genre d’incident se produise dans les quatre coins du monde. Ça fait ch… de voir ça ici. Ces supporteurs qui se mettent sur lui n’ont pas d’éthique, soulignait Belmadi. Abdes était très remonté. On lui a dit de penser au match. Mais mentalement, c’était traumatisant. C’est quelqu’un de sensible. »

Durant la seconde partie du match, Belmadi est resté le métronome dans le jeu, autant qu’il a pu. Assurément l’un des joueurs les plus lucides et les plus efficaces dans les remontées de balles. Mais l’orage s’était abattu sur Saint-Symphorien, rien n’allait plus. Ouaddou, toujours premier à encourager, à calmer ses équipiers, était celui qu’il fallait soutenir. « Ce qui est arrivé à Abdes nous touche tous, ajoute simplement Djamel Belmadi. Ça me révolte parce que c’est mon ami. Ça me révolte parce que des choses comme ça, ça existe dans les stades de foot. »

Djamel Belmadi aurait préféré achever dans un sourire, avec ses équipiers, une soirée au cours de laquelle il a marqué son premier but avec VA. La bêtise humaine en a décidé autrement.

Martine KACZMAREK
Photo Bruno FAVA

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