La Voix du Nord - 20/02/2008 |
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AFFAIRE OUADDOU
Les arbitres : « Qu’on ne se trompe pas de cible »
Les arbitres : « Qu’on ne se trompe pas de cible »
Alors que les arbitres du football d’élite ont demandé « qu’on ne se trompe pas de cible » dans l’affaire Abdeslam Ouaddou, victime d’insultes racistes d’un spectateur samedi à Metz, le capitaine valenciennois reste, lui, catégorique, c’est bien lui qui était visé par les insultes, n’en déplaisent à certains témoignages venus de Metz.
Ouaddou persiste et signe.
– C’est un supporteur messin de 18 ans, Julien, qui a indiqué aux policiers quel était le fauteur de trouble samedi. Selon ce jeune supporteur, Abdeslam Ouaddou n’était pas forcément destinataire des insultes : « Avant, la mi-temps, cette personne a insulté les joueurs de Metz, c’était toujours les mêmes insultes racistes. La troisième fois, il visait Babacar Gueye (l’attaquant lorrain), Ouaddou l’a pris pour lui et a interpellé l’individu. » Le joueur du VAFC pense au contraire que les insultes étaient pour lui : « J’ai bien entendu mon nom. J’ai bien entendu “Ouaddou sale…” ». Après tout, peu importe à qui étaient destinées ces insultes. Elles ne changent pas le fond du problème. On peut faire confiance aux oreilles du capitaine du VAFC. On peut aussi s’interroger sur ces pseudo supporteurs messins qui insultent leurs propres joueurs…
Les arbitres répondent.
– « Il ne faudrait pas (…) se tromper de cible en accusant les arbitres de n’avoir pas entendu les injures ignobles d’un spectateur parmi une dizaine de milliers et en mettant leur parole en doute quand ils affirment qu’ils n’ont découvert le problème qu’à la mi-temps », estime leur syndicat, le SAFE « Ces réactions envers le corps arbitral sont intolérables d’autant qu’elles détournent insidieusement les projecteurs des vrais coupables », ajoute le syndicat d’arbitres.
Pour sa part, Abdeslam Ouaddou a maintenu sa version des faits à propos de l’arbitre de la rencontre, M. Ledentu : « Je lui ai fait part des injures, je suis vraiment étonné que l’arbitre nie. C’est dommage que M. Ledentu soit malhonnête à ce point-là.
Honnêtement, je l’ai prévenu, mes équipiers peuvent en attester. » M. Ledentu, dont le choix de poursuivre le match a suscité des interrogations, avait contredit la version des faits d’Ouaddou. « À aucun moment, il n’est venu me le signifier solennellement (…) Si j’avais eu connaissance de tels éléments, j’aurais arrêté la rencontre pour régler cette situation. Le problème, c’est qu’on l’a découverte à la 46e minute », avait-il expliqué. Plusieurs images montrent pourtant le capitaine Valenciennois en discussion avec l’arbitre bien avant la 46e minute. PHOTO BRUNO FAVA
Ce matin, Abdeslam Ouaddou s’exprime face à la presse sur ce sujet. A suivre sur notre site.
Ouaddou persiste et signe.
– C’est un supporteur messin de 18 ans, Julien, qui a indiqué aux policiers quel était le fauteur de trouble samedi. Selon ce jeune supporteur, Abdeslam Ouaddou n’était pas forcément destinataire des insultes : « Avant, la mi-temps, cette personne a insulté les joueurs de Metz, c’était toujours les mêmes insultes racistes. La troisième fois, il visait Babacar Gueye (l’attaquant lorrain), Ouaddou l’a pris pour lui et a interpellé l’individu. » Le joueur du VAFC pense au contraire que les insultes étaient pour lui : « J’ai bien entendu mon nom. J’ai bien entendu “Ouaddou sale…” ». Après tout, peu importe à qui étaient destinées ces insultes. Elles ne changent pas le fond du problème. On peut faire confiance aux oreilles du capitaine du VAFC. On peut aussi s’interroger sur ces pseudo supporteurs messins qui insultent leurs propres joueurs…
Les arbitres répondent.
– « Il ne faudrait pas (…) se tromper de cible en accusant les arbitres de n’avoir pas entendu les injures ignobles d’un spectateur parmi une dizaine de milliers et en mettant leur parole en doute quand ils affirment qu’ils n’ont découvert le problème qu’à la mi-temps », estime leur syndicat, le SAFE « Ces réactions envers le corps arbitral sont intolérables d’autant qu’elles détournent insidieusement les projecteurs des vrais coupables », ajoute le syndicat d’arbitres.
Pour sa part, Abdeslam Ouaddou a maintenu sa version des faits à propos de l’arbitre de la rencontre, M. Ledentu : « Je lui ai fait part des injures, je suis vraiment étonné que l’arbitre nie. C’est dommage que M. Ledentu soit malhonnête à ce point-là.
Honnêtement, je l’ai prévenu, mes équipiers peuvent en attester. » M. Ledentu, dont le choix de poursuivre le match a suscité des interrogations, avait contredit la version des faits d’Ouaddou. « À aucun moment, il n’est venu me le signifier solennellement (…) Si j’avais eu connaissance de tels éléments, j’aurais arrêté la rencontre pour régler cette situation. Le problème, c’est qu’on l’a découverte à la 46e minute », avait-il expliqué. Plusieurs images montrent pourtant le capitaine Valenciennois en discussion avec l’arbitre bien avant la 46e minute. PHOTO BRUNO FAVA
Ce matin, Abdeslam Ouaddou s’exprime face à la presse sur ce sujet. A suivre sur notre site.














