La Voix du Nord - 22/02/2008 |
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Kombouaré : « Nous, on ne sait que taper dans un ballon »
Finalement, on l’a peu entendu. Mercredi, Antoine Kombouaré a donc accepté de livrer son sentiment sur l’affaire Ouaddou avant d’imposer un black-out total sur le sujet. Avec beaucoup de recul. Avec surtout le regard d’un entraîneur soucieux de protéger ses troupes.
– Antoine, quel regard portez-vous sur les événements qui ont touché votre joueur ?
« Ce qu’il s’est passé à Metz l’a déstabilisé. À la mi-temps, Abdeslam était difficilement contrôlable. Ensuite, il a eu peur de prendre un deuxième avertissement qui aurait été synonyme d’expulsion. Il ne s’est plus livré et il était hors de son match. »
– C’est une explication à la défaite ?
« Non. En seconde période, les Messins marquent sur deux graves erreurs de notre part. On a obtenu plusieurs situations pour revenir à 2-2 mais on ne les a pas concrétisées. On a vécu une deuxième mi-temps bizarre. Mais ça n’excuse pas. On n’a pas tout fait pour gagner. »
– Comment vos joueurs traversent-ils cette semaine agitée ?
« Ils m’étonnent vraiment. Ça rigole, ça chambre et ça bosse. Je sens comme une forme d’insouciance. Je les admire, parce que si le même incident était arrivé dans mon équipe du PSG avec des garçons comme Roche, Le Guen ou Guérin, ouh la la ! Ici, je n’ai que des gamins. Ça leur passe au-dessus de la tête. Je veille à ce qu’ils restent focalisés sur la venue du Mans qui reste très importante pour nous dans ce championnat très serré. Les copains sont là pour soutenir et aider Abdes. Mais dans l’équipe, on est déjà passé à autre chose. »
– On a l’impression que vous n’aimez pas toute cette exposition…
« Écoutez, on cherche seulement à se concentrer sur ce que nous savons faire : taper dans un ballon. Des instances sont nommées. Elles doivent faire leur boulot. Le nôtre, c’est de gagner des matchs pour obtenir la meilleure place au classement du championnat. Le Mans a battu le leader. Nous avons perdu contre le dernier. Nous recevons Le Mans. Mon souci, c’est d’amener les joueurs au niveau pour battre cette équipe. Ce serait le meilleur moyen d’évacuer toute cette agitation de notre esprit. »
– Ça, c’est le discours de l’entraîneur. Et la position de l’homme ?
« Bien sûr, je réclame qu’on combatte le racisme ! Ça ne doit pas exister ! Mais mon action s’arrête là. On a nommé ou élu des commissions adéquates. Qu’elles règlent ce problème ! »
– Vous ne craignez pas que d’autres tribunes se servent désormais de l’incident pour déstabiliser votre joueur dans les prochains matchs ?
« Sur ce fléau, je préfère faire confiance aux gens. »
PROPOS RECUEILLIS PAR FRÉDÉRIC RETSIN
sports@lavoixdunord.fr PHOTO DIDIER CRASNAULT – Antoine, quel regard portez-vous sur les événements qui ont touché votre joueur ?
« Ce qu’il s’est passé à Metz l’a déstabilisé. À la mi-temps, Abdeslam était difficilement contrôlable. Ensuite, il a eu peur de prendre un deuxième avertissement qui aurait été synonyme d’expulsion. Il ne s’est plus livré et il était hors de son match. »
– C’est une explication à la défaite ?
« Non. En seconde période, les Messins marquent sur deux graves erreurs de notre part. On a obtenu plusieurs situations pour revenir à 2-2 mais on ne les a pas concrétisées. On a vécu une deuxième mi-temps bizarre. Mais ça n’excuse pas. On n’a pas tout fait pour gagner. »
– Comment vos joueurs traversent-ils cette semaine agitée ?
« Ils m’étonnent vraiment. Ça rigole, ça chambre et ça bosse. Je sens comme une forme d’insouciance. Je les admire, parce que si le même incident était arrivé dans mon équipe du PSG avec des garçons comme Roche, Le Guen ou Guérin, ouh la la ! Ici, je n’ai que des gamins. Ça leur passe au-dessus de la tête. Je veille à ce qu’ils restent focalisés sur la venue du Mans qui reste très importante pour nous dans ce championnat très serré. Les copains sont là pour soutenir et aider Abdes. Mais dans l’équipe, on est déjà passé à autre chose. »
– On a l’impression que vous n’aimez pas toute cette exposition…
« Écoutez, on cherche seulement à se concentrer sur ce que nous savons faire : taper dans un ballon. Des instances sont nommées. Elles doivent faire leur boulot. Le nôtre, c’est de gagner des matchs pour obtenir la meilleure place au classement du championnat. Le Mans a battu le leader. Nous avons perdu contre le dernier. Nous recevons Le Mans. Mon souci, c’est d’amener les joueurs au niveau pour battre cette équipe. Ce serait le meilleur moyen d’évacuer toute cette agitation de notre esprit. »
– Ça, c’est le discours de l’entraîneur. Et la position de l’homme ?
« Bien sûr, je réclame qu’on combatte le racisme ! Ça ne doit pas exister ! Mais mon action s’arrête là. On a nommé ou élu des commissions adéquates. Qu’elles règlent ce problème ! »
– Vous ne craignez pas que d’autres tribunes se servent désormais de l’incident pour déstabiliser votre joueur dans les prochains matchs ?
« Sur ce fléau, je préfère faire confiance aux gens. »














