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La Voix du Nord - 23/02/2008
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VALENCIENNES - LE MANS
On ferme la boutique avant inventaire...
 David Ducourtioux et VA ont du pain sur la planche face à la puissance de feu mancelle. Selon les souhaits de son entraîneur, VA doit profiter de la venue des Sarthois pour maintenir son rééquilibrage défensif et conditionner la suite de la compétition (déplacements à Monaco, Paris ; réceptions de Lille, Bordeaux et Lyon) qui s’annonce plus compliquée.

PAR FRÉDÉRIC RETSIN

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT


C’est donc Le Mans ! Parce que le calendrier n’autorise pas le VAFC à accueillir Lorient tous les quinze jours ! Et avant d’aller mesurer une dernière fois « l’insouciance » de ses garçons dans une ultime séance d’entraînement fatale à Jeôvanio (voir ci-contre), Antoine Kombouaré nous l’a bien fait comprendre : le MUC se présentera avec des atouts plus percutants que les Bretons gênants dans leur volume collectif mais limités dans leur variété offensive. « Contre Lorient, il fallait surtout se concentrer sur Vahirua et Le Pen », rappelle l’entraîneur valenciennois. « Les Manceaux proposent davantage de solutions. Avec Sessegnon, Gervinho, Romaric, Matsui et De Melo, le danger vient de partout. »

Il sera donc soulagé d’apprendre que ses adversaires viendront ce soir sans leur génial Japonais, ni leur séduisant Ivoirien. Mais ces absences ne l’inciteront pas à dévier de la ligne de conduite fixée en début de la saison, préventivement rappelée après la trêve hivernale et une série de revers tracassants : fermer la boutique, c’est déjà s’ouvrir vers des chances de victoire.



Solide assise défensive

« Je ne suis pas différent de la plupart de mes collègues », se défend Kombouaré. « Mais si on veut gagner les matchs qui nous attendent en mars, il faut partir d’une solide assise défensive. On est fort devant parce qu’on l’est d’abord derrière. C’est ce que tous les entraîneurs ont du mal à faire comprendre aux joueurs. » Si l’on en croit David Ducourtioux, le Néo-Calédonien n’a pas eu à se forcer avec les siens. Parce que le message s’appuie toujours sur leurs qualités plutôt que sur celles de leurs adversaires. « En janvier, l’équipe a immédiatement pris conscience qu’il fallait en faire un peu plus pour défendre », raconte l’arrière valenciennois.

« Maintenant, on attend les retours progressifs des blessés (Chelle, Sommeil, Jeôvanio) pour l’émulation. On a été particulièrement touchés derrière. Et on a eu du mal à faire tourner sur certains postes. » Rassurés après Lorient, le match de Metz mis entre parenthèses, les Hennuyers tenteront de rester fidèles à la méthode Kombouaré : le quadrillage impitoyable d’une zone définie, « la défense d’un territoire », qui implique le plus souvent le duel : « C’est une confrontation aussi physique que psychologique parce que l’un des deux joueurs prend toujours mentalement le dessus sur l’autre. Si De Melo marque trois buts, je ne peux quand même pas incriminer Savidan ou Audel. » Une manière de dire que le combat individuel prime sur tous les autres plans. •
 

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