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La Voix du Nord - 01/03/2008
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MONACO - VALENCIENNES
VA en voyage princier pour trouver des eaux plus calmes
 Le VAFC aura bien besoin de la puissance et de l’influence de son jeune Colombien Sanchez pour tenter de s’imposer à Monaco. Quatrième le 12 janvier, VA est retombé et ne compte plus que sept points d’avance sur Toulouse, premier relégable. Malchanceux en 2008 (blessés, événements de Metz,etc.), il sent la pression revenir de l’arrière alors que s’ouvre devant lui une série infernale. Ce soir, c’est Monaco avant Lille, PSG, Bordeaux et Lyon !

PAR RICHARD GOTTE

sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT

Le point. – Longtemps porté par son exceptionnelle première partie de saison à Nungesser (sept victoires, deux nuls), VA est rentré dans le rang en s’y inclinant deux fois (contre Lens et Le Mans) en quatre matchs. Du coup, son bilan indigent en déplacement est remonté à la surface. Avec six points, VA est avant-dernier à l’extérieur et fait aussi mal que la saison dernière à douze journées de la fin. L’objectif à Monaco sera donc de stopper l’hémorragie et de prendre au moins un point, ce qu’il n’a plus su faire hors de ses bases depuis Nancy (0-0, le 8 décembre). Antoine Kombouaré fixe la barre du maintien à 42-43 points.


Redevenir solide. – Pour inverser la tendance, Kombouaré a clairement laissé entendre que sa priorité serait, cette fois, de ne rien laisser passer. « Deux buts à Metz, deux contre Le Mans, ça ne peut pas fonctionner. Nous prenons des buts largement évitables. Nous devons retrouver notre efficacité défensive, faire un match consistant et solide. » Huitième défense (27 buts concédés), VA n’est pas décroché derrière, mais il est nostalgique de sa meilleure série, cinq journées du 10 novembre au 15  décembre, où il enchaîna trois victoires et deux nuls sans rien encaisser. C’était avant le départ de Ouaddou pour la CAN, avant la longue indisponibilité de Chelle, « out » depuis deux mois et demi.
Poisse. – Disposant du plus petit effectif de L1 (vingt et un joueurs utilisés), VA est confronté à une cascade de blessures. En 2008, il s’est aligné à chaque fois avec au moins un quart de ses joueurs en moins. Kombouaré n’a jamais pu mettre dix-huit noms sur la feuille de match. Ce sera encore le cas ce soir (lire ci-contre) et cette infortune nuit à l’émulation. L’entraîneur, qui n’a jamais vu autant d’arrêts sur la durée dans sa carrière, fait le dos rond. « En attendant, nous devons faire bloc et trouver des solutions. »
Calme. –
Après l’affaire Ouaddou et la bagarre face au Mans, Kombouaré souhaite retrouver du calme. « On ne doit plus se focaliser sur l’arbitrage, même si je suis le contre-exemple… » Interrogé sur l’engagement, le coach estime qu’on n’en demande pas plus. «  Du temps des PSG - OM, c’était pire. On se battait dans les vestiaires, dans le couloir, sur le terrain… Ce n’est pas excusable mais c’est pour montrer qu’aujour-d’hui on en parle beaucoup plus. » Le coach espère le retour à la sérénité pour permettre à son équipe de mieux gérer. Le cadre princier et paisible du stade Louis-II peut, dans cet esprit, être une aubaine. « Je ne suis pas inquiet dans la mesure où on prend des buts sans être en infériorité numérique. Ce sont nos excès qui nous coûtent des fautes. À la limite, on est parfois trop joueurs », reconnaît-il en prévenant que son équipe ne pourra pas faire que défendre pendant quatre-vingt-dix minutes. « Contrairement à d’autres, il n’y a jamais eu chez nous de naufrage collectif. En fait, on cherche l’équilibre. On peut parfois dégager, il n’y a pas de honte. Mais il faut aussi rester conquérant … » •
 
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