La Voix du Nord - 07/03/2008 |
![]() |
José Saez, « vrai Ch’ti », « coeur espagnol » et bientôt papa !
Vingt-deux matchs, la confiance du coach : cette saison, José Saez s’est creusé un peu plus profond sa place au soleil de L1.L’ex-Lillois, joueur essentiel depuis quatre ans à VA, parle de son épanouissement avant le derby.
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO DIDIER CRASNAULT
La forme. – « C’est sûr que quand nous sommes revenus dans le vestiaire à Monaco, tout le monde avait la banane. Ce résultat (0-0) nous a fait du bien. Nous nous sommes défoncés les uns pour les autres. Ça fait plaisir. » Le harceleur du milieu ne perd toutefois pas l’objectif de vue. « On sait qu’on est VA et qu’on doit d’abord ne pas prendre de but. Après si on peut marquer… Mais pour le maintien, on doit d’abord se bagarrer pendant 38 matchs. »
Sa saison. – Au départ, rien n’était simple. « La deuxième partie de la saison dernière, je n’ai plus joué et je me suis posé des questions. Mais le coach m’a parlé. » Et quand Jeovânio s’est blessé (en août), il a saisi sa chance. « Je pense que j’ai un peu changé de style, que je suis plus complet. » Il sait que Kombouaré veut des battants. « On ne doit jamais lâcher. Notre rôle au milieu est important. Si on est solides, toute l’équipe reste debout. » Sa complicité avec Sanchez ? « Quand on joue à deux, on parle espagnol. Comme ça, parfois, on peut piéger l’adversaire… » Après le secret de la réussite, c’est la confiance. « Je joue, je me sens bien. Et puis, je vais avoir un bébé au mois de mai ! Ça compte aussi… »
Le derby. – Le derby contre son club formateur et beaucoup d’ex-équipiers est toujours un rendez-vous spécial. De Lille, il retient sa formation, rigoureuse. « Avec MM. Van Damme et Guérit, c’était dur et sérieux. » Avec Leclercq il a ensuite connu « l’exigence ». Avec Kombouaré il continue d’apprendre chaque jour le très haut niveau. Celui qu’il faudra atteindre dans ce choc contre le LOSC. « Je pense que le contexte du derby est plus important en début de saison. Là tout le monde voudra prendre des points. Ce sera engagé, il faudra de la hargne. » Ce goût du combat dont ne manque pas l’Ibérique Saez quand il descend dans l’arène. « Avec le temps, je suis un vrai Ch’ti. C’est même à la mode en ce moment… » Ses racines sont pourtant plus au Sud, vers la Castille et Valence. « J’aime la France, mais j’ai le coeur espagnol. L’Espagne, c’est en moi. » Comme VA l’est un peu aussi en ce moment. « Je n’ai jamais regretté d’être venu ici. J’y suis bien. Et là, franchement, j’ai drôlement envie de gagner ce match contre Lille. »














