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La Voix des Sports - 31/03/2008
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Rippert : « On ne voulait pas se faire marcher dessus »
Valenciennes - Lyon
 Guillaume Rippert n’a rien voulu lâcher à Lyon. C’était un match dans le match. Le duel entre Guillaume Rippert et Kader Keita a été tendu toute la rencontre. « Ça a toujours été comme ça contre lui. À chaque match c’est pareil. Mais il ne faut pas se laisser marcher dessus sinon, c’est perdu. » Accrochages, gestes d’humeur, intimidation, simulation, petits coups en douce, les deux garçons ont épluché une bonne partie du répertoire de la filouterie. « Ça va dans les deux sens. Le coach m’a dit de rester concentré et de ne pas le lâcher d’une semelle.
 » À l’arrivée, c’est le Lyonnais qui sort gagnant, avec la victoire, un but et une passe décisive… et un carton jaune pour une faute sur Rippert. «  Il marque sur un but casquette, il fait une passe, c’est le signe d’un grand champion », apprécie le défenseur valenciennois après un duel qui aura été intense, mais relativement correct.
Pas comme face à Fred avec qui il aurait bien voulu s’expliquer à la fin du match. « Qu’il ne prenne pas un carton rouge sur ce coup-là, je comprends, mais au moins un jaune. » Le coup, c’est une double estafilade sanguinolente récoltée sur la longueur du tibia. L’attaquant lyonnais n’y est pas allé en douceur sur cette action. « Et l’arbitre, à qui je montre ma jambe qui saigne, qui me dit que je me suis fait ça la semaine dernière. Il a eu quelques décisions contestables dans cette rencontre. En ce moment, l’arbitre fait presque la moitié du résultat. Si on fait le quart de ce que fait Lyon, on finit à neuf. » Moins fougueux sur le terrain et dans les propos, Eric Chelle préférait passer à autre chose sur le sujet de l’arbitrage. « On s’en fout de l’arbitrage, c’est comme ça. Lyon est un grand club, il est avantagé et c’est comme ça. » Guillaume Rippert reconnaît aussi la supériorité de l’adversaire, même si avec ses montées en fin de match, il a aussi voulu faire pencher la balance. «  C’est ça les grandes équipes. Elles ont trois occasions et elles mettent deux buts. Nous, on savait aussi que ce serait difficile de gagner deux fois de suite à domicile en championnat. Mais on a montré qu’on pouvait rivaliser contre les ténors, en battant Bordeaux et en accrochant Lyon. Au final, on n’a que trois points, mais on aurait toute de suite signé pour ça au début. On ne va pas s’enflammer et garder le même état d’esprit pour aller chercher les quelques points qui nous manquent. »
Philippe GUILBAUD
Photo Didier CRASNAULT

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