L'actualité sportive :
du :
 
La Voix du Nord - 03/04/2008
Imprimer l'article
Ce quatrième arbitre qui chauffe les oreilles
Samedi à Nungesser, c’est un excès de zèle du quatrième arbitre qui a mis le feu aux poudres. Son rôle est remis en cause.

Prévu au départ pour suppléer ses confrères en cas de blessure, l’arbitre du bord de terrain a progressivement glissé dans un rôle d’autorité du banc de touche. Problème, il semble trop souvent préférer la répression à la médiation. Antoine Kombouaré est le principal entraîneur de L1 à le dénoncer mais il n’est pas le seul. Hier, il a d’ailleurs reçu l’appui implicite de son syndicat, l’UNECATEF (Union des entraîneurs et cadres techniques professionnels du football), qui a adressé un courrier officiel intitulé « Trop c’est trop ! » à toutes les instances du football français ainsi qu’au ministre Bernard Laporte.

Pour l’UNECATEF, « Les conditions d’exercice du métier d’entraîneur (…) sont devenues quasiment impossibles (…) . Le quatrième arbitre par manque de dialogue, de psychologie, d’écoute et d’excès de zèle arrive par ses décisions et réactions à exclure l’entraîneur de la zone technique. Il l’empêche ainsi d’exercer son métier, ce qui peut être considéré comme une entrave à la liberté du travail car l’entraîneur est salarié de son club employeur. » Le syndicat rappelle que la particularité de métier d’entraîneur (inscrite dans son contrat de travail) est la présence sur le banc de touche pour des échanges.
L’UNECATEF, qui écrit sous la plume de son vice-président Pierre Repellini, propose de « confier un nouveau rôle de médiateur au délégué officiel et de concentrer le quatrième arbitre à des missions vidéos ». Il s’agit selon le syndicat de « prévenir un brasier sous-jacent qui risquerait d’enflammer tous les entraîneurs et éducateurs ». Les mots sont forts, le problème réel. On attend la suite. • R. G.


Nos autres sites :