La Voix du Nord - 12/04/2008 |
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Meurtri par sa suspension, Antoine Kombouaré a décidé de ne plus parler aux arbitres. En accord avec son président.
« Je me suis promis de ne plus leur adresser la parole, avant, pendant, et après. Ça ne sert à rien. Et puis comme ça, on ne pourra plus me reprocher quoi que ce soit… »
Après le boycott du protocole à Caen, Kombouaré a donc décidé d’aller plus loin. Hier, il n’avait toujours pas digéré les conditions de son audition à Paris (notre édition d’hier). « Cette commission (de discipline), c’est une mascarade. Mon sort était réglé d’avance. Je n’ai insulté personne et je ne méritais pas d’être expulsé. Après match, je réagis à chaud, je suis frustré de mon expulsion et de certaines mauvaises décisions. Mes mots ont alors dépassé ma pensée… »
Il ne digère pas la lourdeur de la sanction. « On peut cracher sur un arbitre et tenir des propos bien plus lourds, c’est moins grave… Je n’ai plus confiance en cette justice à deux vitesses. » Malgré tout, malgré les entraves contre l’exercice de son métier, il ne fera pas appel.
Hier, son président est venu le soutenir. Francis Decourrière a accepté le fond (la suspension) en jugeant que « tout ce qui est excessif est insignifiant. Ça me rappelle La Fontaine, selon que vous soyez puissant ou misérable… »
Il a beaucoup plus sévèrement jugé la forme, à savoir les commentaires du président Riolacci lors de l’annonce : « Kombouaré est très nerveux… Je ne sais pas s’il s’en rend compte, mais de temps en temps, il perd le contrôle de ses nerfs. » Decourrière considère qu’il est sorti de son rôle. « C’est un jugement de valeur et on sent de l’ironie. Ça manque de dignité. J’attends de voir le courage dont saura faire preuve M. Riolacci dans l’affaire où les gens de notre région ont été insultés », a-t-il prévenu en pointant la banderole de Lens - PSG. R. G.














