La Voix du Nord - 22/08/2007 |
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ATHLÉTISME Le Tourquennois Fauquenoi aux petits soins pour les Bleus
Le Nord - Pas-de-Calais ne sera pas représenté uniquement sur la piste, dès samedi, à Osaka. Âgé de quarante-deux ans, le Tourquennois Frédéric Fauquenoi fait également partie de la délégation, en tant que kinésithérapeute.
Au Japon, l’homme vivra ses premiers championnats du monde au sein du staff médical des Bleus, mais il n’est pas pour autant un nouveau venu dans le monde de l’athlétisme. Licencié depuis près de trente ans à l’US Tourcoing, il est, en effet, membre, depuis le milieu des années 1990, de la commission médicale de la Ligue, dirigée par Béchir Boudjemaa, et a déjà eu à plusieurs reprises l’occasion d’exercer ses talents dans des grandes compétitions.
« J’ai connu les Mondiaux de Paris en 2003 en tant que bénévole. C’était un grand moment, une formidable aventure humaine, assure-t-il. Et puis ensuite, on m’a confié diverses missions auprès de l’équipe de France, le plus souvent dans le hors stade avec des disciplines plus confidentielles comme le 100 km. » Sollicité, ces dernières années, lors des stages de préparation des demi-fondeurs au Portugal ou en Afrique du Sud, Frédéric Fauquenoi a appris sa sélection pour Osaka au mois de mars : « C’était vraiment une grande surprise, précise-t-il. Ce sera mon premier gros voyage avec l’équipe de France seniors, mais je connais bien l’Asie puisque je suis allé au Japon en 2005 et en Corée en 2006. Ces déplacements ne sont pas toujours faciles à accepter pour ma famille, mais je sais qu’ils vont suivre à travers les journaux et la télévision ».
Un rôle de confident
Durant ces Mondiaux, il sera plutôt affecté aux demi-fondeurs, mais pourra être aussi amené à soigner des sprinteurs, des sauteurs ou des lanceurs, au même titre que les trois autres kinés du staff : « Je vais être basé sur le camp d’entraînement de Wakayama, jusqu’au dernier partant. Et ensuite, je travaillerai aussi bien à l’hôtel qu’au stade, poursuit-il. Dans le feu de l’action, on est censé s’occuper de tout le monde.
Je connais mieux les demi-fondeurs, j’ai plus d’affinités avec eux, mais je vais apprendre à découvrir les autres ».
Au-delà des soins, il aura aussi un rôle de confident à jouer : « Les athlètes nous confient souvent des choses personnelles, conclut-il. Et puis dans la blessure, on doit bien sûr agir, mais aussi rassurer, expliquer ce qui se passe ».
Si ses protégés évitent les bleus au corps et à l’âme, Frédéric Fauquenoi aura alors pleinement réussi sa mission.
Au Japon, l’homme vivra ses premiers championnats du monde au sein du staff médical des Bleus, mais il n’est pas pour autant un nouveau venu dans le monde de l’athlétisme. Licencié depuis près de trente ans à l’US Tourcoing, il est, en effet, membre, depuis le milieu des années 1990, de la commission médicale de la Ligue, dirigée par Béchir Boudjemaa, et a déjà eu à plusieurs reprises l’occasion d’exercer ses talents dans des grandes compétitions.
« J’ai connu les Mondiaux de Paris en 2003 en tant que bénévole. C’était un grand moment, une formidable aventure humaine, assure-t-il. Et puis ensuite, on m’a confié diverses missions auprès de l’équipe de France, le plus souvent dans le hors stade avec des disciplines plus confidentielles comme le 100 km. » Sollicité, ces dernières années, lors des stages de préparation des demi-fondeurs au Portugal ou en Afrique du Sud, Frédéric Fauquenoi a appris sa sélection pour Osaka au mois de mars : « C’était vraiment une grande surprise, précise-t-il. Ce sera mon premier gros voyage avec l’équipe de France seniors, mais je connais bien l’Asie puisque je suis allé au Japon en 2005 et en Corée en 2006. Ces déplacements ne sont pas toujours faciles à accepter pour ma famille, mais je sais qu’ils vont suivre à travers les journaux et la télévision ».
Un rôle de confident
Durant ces Mondiaux, il sera plutôt affecté aux demi-fondeurs, mais pourra être aussi amené à soigner des sprinteurs, des sauteurs ou des lanceurs, au même titre que les trois autres kinés du staff : « Je vais être basé sur le camp d’entraînement de Wakayama, jusqu’au dernier partant. Et ensuite, je travaillerai aussi bien à l’hôtel qu’au stade, poursuit-il. Dans le feu de l’action, on est censé s’occuper de tout le monde.
Je connais mieux les demi-fondeurs, j’ai plus d’affinités avec eux, mais je vais apprendre à découvrir les autres ».
Au-delà des soins, il aura aussi un rôle de confident à jouer : « Les athlètes nous confient souvent des choses personnelles, conclut-il. Et puis dans la blessure, on doit bien sûr agir, mais aussi rassurer, expliquer ce qui se passe ».
Si ses protégés évitent les bleus au corps et à l’âme, Frédéric Fauquenoi aura alors pleinement réussi sa mission.
DAVID DELPORTE















