La Voix du Nord -
édition web - 27/08/2007 |
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ATHLÉTISME
Sixième de la finale du 100 m en 11’’08 : Christine Arron un peu trop juste
Sixième de la finale du 100 m en 11’’08 : Christine Arron un peu trop juste
Osaka (envoyé spécial). - Ecartée des pistes, pour blessure,
pendant près de deux ans, entre septembre 2005 et juin 2007,
Christine Arron n’était pas forcément attendue, il y a encore
quelques mois, pour ces championnats du monde au japon. Mais dès
son retour à la compétition, ou presque, la Guadeloupéenne a
prouvé qu’elle était déjà très compétitive, son chrono de 11’’06
au meeting de Monaco, fin juillet, en fut la plus belle
démonstration.
Un chrono de valeur mondiale qui repositionna la double médaillée de bronze d’Helsinki (100 m et 200 m) dans la peau d’une éventuelle candidate au podium, cette semaine à Osaka. Victorieuse, dimanche, de sa série (11’’27) puis de son quart de finale (11’’17), Christine Arron est progressivement montée en puissance, mais en délicatesse avec son sommeil (elle n’a pas fait une seule nuit complète depuis son arrivée au japon), elle a très vite laissée apparaître des signes de fatigue.
Deuxième de sa demi-finale en 11’’02, son meilleur chrono de la saison, la protégée de Stéphane Caristan espérait pouvoir accrocher une nouvelle breloque à sa collection. Mais, elle se contenta de la sixième place, dans une finale du 100 m très serrée, avec six filles en moins de sept centièmes.
« Je suis plutôt bien partie. Ensuite, je me suis peut-être redressée un peu vite. J’ai quand même réussi à revenir la hauteur des filles, mais quand j’ai voulu placer l’accélération aux 80 m, je n’avais plus de jus, expliqua-t-elle. C’est là qu’il fallait faire la différence et je ne l’ai pas fait. C’est dommage, je suis un peu déçue car j’étais venue pour le podium. Mais j’ai sentie dès la demi-finale que j’étais entamée et que je n’avais plus assez de fraîcheur. J’ai tout donné en finale, je me suis dit « au diable la fatigue », mais ça n’a pas suffi. »
Christine Arron a désormais quelques jours pour récupérer avant probablement de tenter sa chance sur 200 m puis avec le relais 4 x 100 m.
Au bout du compte, c’est la Jamaïcaine Véronica Campbell qui est montée sur le toit du monde en 11’’01. Un sacre qui tarda à être officialisé puisque durant de longues minutes, le tableau d’affichage du Naga Stadium indiqua Torri Edwards en première position. Grande favorite de cette finale, l’Américaine crut ainsi pendant quelques instants avoir réussi son retour au premier plan, elle qui fut suspendue deux ans, en juillet 2004 suite à un contrôle positive à la nicéthamide. Hélas, le destin se montra cruel envers elle puisque c’est finalement à la quatrième place qu’elle échoua, derrière la Jamaïcaine Veronica Campbell et ses compatriotes Lauryn Williams et Carmelita Jeter.
Un chrono de valeur mondiale qui repositionna la double médaillée de bronze d’Helsinki (100 m et 200 m) dans la peau d’une éventuelle candidate au podium, cette semaine à Osaka. Victorieuse, dimanche, de sa série (11’’27) puis de son quart de finale (11’’17), Christine Arron est progressivement montée en puissance, mais en délicatesse avec son sommeil (elle n’a pas fait une seule nuit complète depuis son arrivée au japon), elle a très vite laissée apparaître des signes de fatigue.
Deuxième de sa demi-finale en 11’’02, son meilleur chrono de la saison, la protégée de Stéphane Caristan espérait pouvoir accrocher une nouvelle breloque à sa collection. Mais, elle se contenta de la sixième place, dans une finale du 100 m très serrée, avec six filles en moins de sept centièmes.
« Je suis plutôt bien partie. Ensuite, je me suis peut-être redressée un peu vite. J’ai quand même réussi à revenir la hauteur des filles, mais quand j’ai voulu placer l’accélération aux 80 m, je n’avais plus de jus, expliqua-t-elle. C’est là qu’il fallait faire la différence et je ne l’ai pas fait. C’est dommage, je suis un peu déçue car j’étais venue pour le podium. Mais j’ai sentie dès la demi-finale que j’étais entamée et que je n’avais plus assez de fraîcheur. J’ai tout donné en finale, je me suis dit « au diable la fatigue », mais ça n’a pas suffi. »
Christine Arron a désormais quelques jours pour récupérer avant probablement de tenter sa chance sur 200 m puis avec le relais 4 x 100 m.
Au bout du compte, c’est la Jamaïcaine Véronica Campbell qui est montée sur le toit du monde en 11’’01. Un sacre qui tarda à être officialisé puisque durant de longues minutes, le tableau d’affichage du Naga Stadium indiqua Torri Edwards en première position. Grande favorite de cette finale, l’Américaine crut ainsi pendant quelques instants avoir réussi son retour au premier plan, elle qui fut suspendue deux ans, en juillet 2004 suite à un contrôle positive à la nicéthamide. Hélas, le destin se montra cruel envers elle puisque c’est finalement à la quatrième place qu’elle échoua, derrière la Jamaïcaine Veronica Campbell et ses compatriotes Lauryn Williams et Carmelita Jeter.
DAVID DELPORTE















