La Voix des Sports - 27/08/2007 |
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Vanessa Boslak a rempli la première partie de son contrat
Championnats du monde
Osaka (envoyé spécial). – Le piège du concours de qualification a été évité et Vanessa Boslak est repartie rassurée du Nagaï Stadium. Elle sera bien, demain midi, au rendez-vous de la finale.Pour gagner le droit de poursuivre l’aventure, la Lilloise devait franchir une barre de qualifications placée à 4,55 m ou, à défaut, figurer parmi les douze meilleures. En franchissant successivement 4,20 m puis 4,35 m et, enfin, 4,50 m au premier essai, l’athlète entraînée par Sébastien Levicq avait déjà fait le plus dur : « Je pense que ça suffisait pour entrer en finale, mais je suis contente d’avoir quand même passé 4,55 m, même s’il fallut attendre le troisième essai », expliqua-t-elle après coup.
Onze autres filles ayant également réussi cette hauteur, le droit à l’erreur était, finalement, plus limité que la Nordiste ne le pensait au départ. Un résultat qui confirme que le niveau d’ensemble de la discipline continue à grimper très sérieusement : « C’est vrai que je ne pensais pas qu’il y aurait douze filles à 4,55 m, admit-elle. Il y a encore deux ans, il suffisait de 4,40 m pour entrer en finale et à 4,55 m, on pouvait espérer jouer le podium. Ça devient donc vraiment de plus en plus difficile. » Heureuse d’avoir pu gérer son concours, comme elle l’avait imaginé, et d’avoir ressenti de bonnes sensations, Vanessa Boslak va désormais se concentrer pour la deuxième partie de son contrat. « J’aimerais, au moins, finir parmi les huit meilleures, voire même un peu mieux si c’est possible.
» Avec des clientes comme les Russes Polnova et Feofanova ou les Polonaise Pyrek et Rogowska, la Lilloise sait qu’il faudra franchir au moins 4,70 m pour espérer jouer le podium. Pour la première marche, elle ne se fait, en revanche, aucune illusion, sachant qu’elle est, indiscutablement, dévolue à la tsarine Yelena Isinbayeva : « Bien sûr, elle peut toujours faire zéro, mais ça ne lui arrive jamais dans un grand championnat, explique-t-elle. Elle va donc récolter un nouveau titre. Techniquement, ce n’est sans doute pas la meilleure concurrente, mais elle court vite, elle est puissante et elle sait prendre des grosses perches. En plus, il n’y a pas de miracles, elle est professionnelle. Elle a donc le temps et les moyens pour bien s’entraîner, ça fait une grosse différence. » Son diplôme de kinésithérapeute en poche, Vanessa Boslak va, désormais, elle aussi, pouvoir consacrer davantage de temps à l’athlétisme. Sans doute pas suffisamment pour combler l’écart qui la sépare d’Isinbayeva, mais assez pour prétendre jouer régulièrement les premiers rôles. Alors, pourquoi ne pas s’offrir un petit avant-goût dès demain midi…
D. DEL.
Photo AFP














