La Voix du Nord - 28/08/2007 |
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Une journée douloureuse pour l’équipe de France
PHOTO AFP
« Il n’y a pas encore le feu à la maison bleue, mais on commence à sortir les extincteurs. Si la disqualification de Mehdi Baala est confirmée, ça deviendra compliqué », avoua, hier soir, le directeur technique national, Franck Chevallier. En décrochant une jolie 5e place au 3 000 m steeple avec un nouveau record de France à la clef en 9’27’’51, Sophie Duarte a joué les pompiers de service et permis à la France de ne pas vivre une journée totalement cauchemardesque. La Ruthénoise aurait mérité que l’on s’attarde davantage sur sa performance, mais l’actualité brûlante était, hélas, ailleurs.
Désillusion
Le cas de Christine Arron, 6e en 11’’08 de la finale la plus serrée de l’histoire du 100 m féminin (remportée par Campbell en 11’’01), a suscité un vif débat. Entre déception et performance honorable, les opinions des observateurs divergeaient. Franck Chevallier a lui tranché : « On espérait un peu mieux, mais il faut replacer les choses dans leur contexte et ne pas oublier qu’elle a été longtemps blessée et qu’il y a encore quelques mois beaucoup doutaient de sa présence ici. Dans ces conditions, ce n’est pas si mal. »
Pour Eunice Barber, éliminée dès les qualifications de la longueur, avec 6,51 m, le DTN reconnaît, en revanche, qu’il s’agit d’une désillusion : « Elle est passée à côté de son concours. Ça lui arrive rarement, mais cette fois ce n’était pas la Eunice que l’on connaît. » Le plus gros coup dur fut, toutefois, la disqualification de Mehdi Baala sur 1 500 m. Quatrième d’une demi-finale très tactique, le Strasbourgeois, bloqué dans la dernière ligne droite par une obstruction du Marocain Baba, fut contraint de repousser ses adversaires pour ne pas tomber.
Mais il provoqua, dans l’affaire, la chute de Baba, la perte d’équilibre du Néo-Zélandais Willis et la gêne de l’Espagnol Higuero.
Face aux réclamations des trois nations, le juge arbitre valida, dans un premier temps, le résultat estimant qu’il s’agissait d’incidents de course.
Mais il fut, ensuite, déjugé par le jury d’appel qui disqualifia le Français.
Arguant que la faute de Baala n’était qu’une conséquence de celle initiale du Marocain, la délégation tricolore a fait, à son tour, appel. Celui-ci devait être examiné dans la matinée au Japon (cette nuit en France). Mais les espoirs de requalification du Français étaient bien maigres.
Quoi qu’il arrive, il incombera, ce midi, à « Bob » Tahri (3 000 m steeple) et à la Lilloise Vanessa Boslak (perche) de relancer la machine tricolore.














