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La Voix du Nord - 28/08/2007
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Maria Martins, pour l’amour du demi-fond

 Dernière de la finale du 1500m en 2005 à Göteborg, la Nordiste veut, cette fois, s’approcher de son record personnel. Détendue et souriante, Maria Martins a quitté hier le camp d’entraînement de Wakayama pour rejoindre Osaka. Et le moins que l’on puisse dire c’est que la Tourquennoise, qui disputera les séries du 1 500 m, la nuit prochaine (3 heures), a hâte de rentrer dans le vif du sujet.


« On avait de bonnes conditions là-bas pour se préparer, mais j’avoue qu’on se sentait un peu à l’écart, pas vraiment dans la compétition », explique-t-elle.


Gênée tout l’hiver par des tendons douloureux, la protégée d’Alain Lignier ne pensait pourtant pas être de la fête : « J’ai eu les blessures puis je suis tombée malade juste avant le meeting du Stade de France. J’ai quand même fait la course, mais j’étais très mal, très loin derrière. Je me suis alors dit que c’était foutu, que je n’allais plus être prise dans aucun meeting après ça. Heureusement, je suis allée à Monaco, où j’ai fait une bonne course en 4’06’’17. J’ai eu le plaisir d’être repêchée, mais du coup je me sens redevable. »



« Réussir de bons temps tout en restant propre »

Consciente qu’elle n’a pas les armes pour jouer un podium, la pensionnaire du Lille Métropole Athlétisme s’est fixé comme objectif d’entrer en finale et de s’approcher de son record personnel (4’04’’55) : « J’ai envie de clouer le bec aux gens qui doutent de toutes les performances. J’aimerais prouver que l’on peut réussir des bons temps en restant propre. »

La Tourquennoise confirme ainsi qu’elle a été affectée par toutes les histoires de dopage qui ont touché le demi-fond : « J’ai forcément été éclaboussée aussi. Pas directement, mais c’est quand même ma discipline qui a été mise en cause. J’ai eu pas mal de réflexions du genre « et toi tu prends quoi ? ». C’est forcément désagréable, même si l’on s’efforce de faire abstraction de tout ça. »

L’envie de se battre

Le grand nettoyage opéré dans le demi-fond avec les suspensions de Dehiba et Essarokh aura, malgré tout, au moins eu le mérite de lui redonner l’envie de se battre : « J’avoue qu’en voyant les filles réaliser 4 minutes, j’avais un peu commencé à lâcher prise. J’ai même pensé arrêter car je ne voyais pas comment lutter contre elles. »

Ses rivales nationales ont donc disparu, mais c’est à une opposition internationale que Maria Martins devra cette fois se frotter. Pas une mince affaire !
 • D. DEL.
PHOTO ARCHIVES ST. MORTAGNE

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