La Voix du Nord -
édition web - 29/08/2007 |
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Leslie Djhone : « Je reviens en forme au bon moment »
OSAKA (envoyé spécial). - Qualifié pour ces championnats du monde, en dernière minute, grâce à sa belle finale des championnats de France, Leslie Djhone a prouvé qu’il méritait d’être du voyage au Japon. En pulvérisant son record de France (44’’46 au lieu d e 44’’64), il a décroché fort logiquement sa place pour une finale du 400 m, vendredi soir, qui s’annonce de très haut niveau, avec en tête d’affiche le phénomène américain, Jérémy Wariner.
- Leslie, vous avez pris tous les risques dans cette demi-finale. Un choix payant…
« Oui. J’avais décidé de partir vite. Je ne voulais avoir aucun regret. Je savais que cette série était très relevée, que ça allait courir vite. Je ne savais pas exactement ce que je valais, mais on avait compris que pour entrer en finale, il faudrait battre le record de France. »
- Comment avez-vous vécu cette course ?
« Mon coach, François Pépin, m’avait dit que si ça revenait derrière moi, avec l’Américain Merritt, il fallait que je m’accroche et que je revienne progressivement. C’est exactement ce qui s’est passé. Quand j’ai vu que j’étais à la bagarre, dans la dernière ligne droite, pour la deuxième place avec le Canadien Christopher Tyler, je me suis dit qu’il ne fallait rien lâcher, que je devais me battre pour arracher cette qualification. »
- Comment envisagez-vous désormais la finale ?
« Je vais déjà commencer par bien me reposer. Ce sera du très haut niveau. Deux Américains, Wariner et Merritt me semble au dessus du lot, mais le troisième (Taylor) ne me paraît pas inaccessible. Mais il faudra aussi se méfier du Canadien et du Suédois Wissman qui progresse de jour en jour. »
- Vous n’étiez pas trop attendu cette saison. Cette performance est une belle surprise pour vous aussi ?
« J’ai été un peu critiqué cette année car j’étais loin de mes performances habituelles. J’avoue que moi-même j’ai eu des moments de doute, ça a été une année bizarre où j’ai galéré pour faire mes minima, mais mon coach a toujours eu confiance. On me reprochait par le passé d’être très en forme avant les grands championnats et pas pendant. Cette fois, on a fait en sorte d’inverser les choses. J’arrive en forme au bon moment. Il semble qu’on ait fait le bon choix. »
- Un record de France dès les demi-finale, ça se savoure ?
« Non, on l’oublie, ça n’existe pas. Je dois désormais ne penser qu’à ma finale. »
Propos recueillis par David DELPORTE















