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La Voix du Nord - 30/08/2007
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ATHLÉTISME Quarante-huit heures chrono dans la peau de Romain Barras
Septième des Mondiaux à Helsinki, en 2005, et huitième des « Europe » à Göteborg, l’an passé, le décathlonien calaisien Romain Barras veut confirmer, dès la nuit prochaine (3 h), au Japon, sa régularité dans le « Top 8 » des grands championnats. Pour cela, il ne faudra rien négliger pendant quarante-huit heures d’une rare intensité.

À OSAKA, PAR DAVID DELPORTE

sports@lavoixdunord.fr

 

« Le décathlon, c’est une épreuve qui comprend dix actes, mais dans laquelle la gestion des temps de pause et de repos est également très importante », explique Romain Barras pour définir sa discipline. Revue de détails…

La préparation. – « Il faut se lever au moins quatre heures avant la première épreuve, donc vers 6 h. Le temps d’émerger et de dérouiller un peu les articulations, je vais descendre m’aérer près de l’hôtel. Je vais ensuite prendre un déjeuner assez copieux qu’il faudra avoir fini à 7 h pour que le cycle digestif puisse faire son oeuvre. Après, ce sera le départ pour le stade avec mon coach et un kiné. Il faut arriver au moins une heure trente avant l’épreuve. Mon sac sera prêt depuis la veille avec, dedans, trois paires de pointe et des chaussures pour le poids, de quoi faire un strap, des sachets de sel anticrampes, une serviette pour s’essuyer et des tenues en double exemplaires s’il pleut ou si l’on se salit. En revanche, je n’ai pas de “grigri”. »

L’échauffement d’avant-compétition. – « Je vais m’échauffer pendant une petite heure. Ce sera essentiellement axé sur le sprint pour bien préparer le 100 m. Pour les autres épreuves, on a, à chaque fois, un peu de temps pour prendre ses repères. Pour la longueur, par exemple, je vais prendre mes marques, faire quelques courses d’élan et un saut mime pour me remettre la forme du saut dans la tête. On refait aussi un petit échauffement plus long avant la session du soir. »

La pause entre les deux jours. – « Dès que le 400 m est fini, il faut rentrer vite, manger vite et récupérer vite car la nuit va être très courte. Après le repas, on fait un massage de récupération et on dort à peine trois ou quatre heures car il faut se relever à 5 h le lendemain. On a peu de sommeil, mais la tension nerveuse nous tient éveillé. »

La gestion entre les épreuves. – « On va le plus souvent en salle de repos, où l’on peut voir le kiné ou notre coach.


On mange parfois des petits trucs comme des fruits secs ou de barres énergétiques. Il faut aussi beaucoup boire. L’idéal serait de ne pas trop regarder les résultats des uns et des autres, mais j’ai du mal à m’en empêcher. Cela dit, le deuxième jour, après la perche tout le monde commence à calculer. » Huitième performeur mondial de la saison, le Calaisien devra donc gérer au mieux tous ces paramètres pour espérer grignoter quelques places dans la hiérarchie et si possible franchir, enfin, la barre des 8 300 points (son record étant à 8 298). •
 
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