La Voix du Nord - 01/09/2007 |
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La locomotive texane et l’express de Shanghai à quai dans les temps
Sans surprise, les deux grands favoris des principales finales du jour, l’Américain Jeremy Wariner (400 m) et le Chinois Xiang Liu (110 m haies) ont rempli leur contrat, en laissant une sacrée impression de puissance. Leslie Djhone (cinquièmePHOTOS AFP
Tout comme le TGV, il y a quelques mois, Leslie Djhone a battu des records de vitesse dans ces championnats du monde. Arrivé au Japon avec une marque sur 400 m bloquée depuis 2005 à 44’’64, il est descendu par deux fois sous ce chrono. D’abord et surtout en demi-finale avec un record de France à la clé en 44’’46, mais également en finale où ses 44’’59 ont, toutefois, été insuffisantes pour offrir une première médaille à l’équipe de France.
Leslie Djhone déçu
Déçu, le protégé de François Pépin l’était un peu, mais au sein d’une délégation qui avance plutôt au rythme d’un autobus de campagne dans ces championnats du monde, il s’est affirmé comme l’une des locomotives possibles de la maison bleue pour les futures échéances : « Je suis un peu déçu car la troisième place me semblait jouable, expliqua-t-il. 44’’32, c’est dur, mais pas irréalisable. Cela dit, c’est encourageant pour les Jeux de Pékin. Et je dois bien reconnaître qu’il y a encore un mois j’aurais signé tout de suite pour une telle performance. » Son regard sur le chrono de Wariner, vainqueur en 43’’45 ? « C’est fort, mais le record du monde, c’est 43’’18. Il en est loin. Quand on annonce quelque chose, il faut le faire », s’amusa le Français.
Cette boutade mise à part, il faut bien reconnaître que le Texan a encore fait forte impression. « Ce nouveau titre et notre triplé (Merrit et Taylor sont aussi montés sur le podium) signifient beaucoup pour moi et pour l’athlétisme américain, se réjouissait-il à l’arrivée. On va maintenant essayer de gagner le relais. Personnellement, je savais que j’allais faire un gros temps, que je pouvais améliorer mon record personnel, ça a été fait. J’atteins un à un tous les buts que je me fixe. L’an prochain, ce sera la défense de mon titre olympique. Quant au record du monde de Michael Johnson, il tombera un jour ou l’autre. » Dans le sillage de la locomotive texane, l’express de Shanghai ne s’est pas non plus fait attendre. Xiang Liu n’a pas malmené son propre record du monde.
Mais en 12’’95, il a tout de même signé un chrono de référence que l’Américain Trammell, en descendant pourtant lui aussi sous les treize secondes (12’’99), n’a pas pu contrarier.
Loin de braquer sur elle autant de projecteurs que ces deux immenses champions, Mélanie Skotnik a, elle, évité de justesse le déraillement (1,94 m au troisième essai) en qualifications de la hauteur. Vu le contexte douloureux pour les Bleus à ces Mondiaux 2007, on s’en contentera !















