La Voix du Nord - 03/09/2007 |
![]() |
Bernard Amsalem : « Nous n'emmènerons plus de touristes »
OSAKA (envoyé spécial). - Visiblement déçu par le comportement de ses troupes, Bernard Amsalem a exprimé son insatisfaction sans pour autant vouloir dramatiser le bilan tricolore…
– Quel sentiment prédomine à l’issue de ces Mondiaux ?
« C’est un petit sentiment d’amertume et d’insatisfaction. Bien sûr, il y a eu ces deux belles médailles d’argent et il faut féliciter Yohann Diniz et Romain Mesnil. Il y a eu aussi quelques satisfactions parmi les finalistes et chez les plus jeunes, mais à mon sens le négatif l’emporte sur le positif. On avait pourtant mis les moyens pour réussir avec, notamment, le camp d’entraînement de Wakayama. »
– C’est inquiétant pour l’avenir ?
« Non, il ne faut pas non plus dramatiser la situation, mais il est évident que nous essaierons d’éviter d’emmener des touristes à Pékin. Certains étaient visiblement davantage là pour visiter la ville et faire les magasins que pour se sublimer sur la piste. J’ai été très déçu par certains comportements au camp d’entraînement, sur le stade ou à l’hôtel. Seuls quinze à seize athlètes sur les cinquante-quatre retenus ont vraiment donné satisfaction. »
– Comment comptez-vous relancer la machine ?
« Je ne suis pas inquiet déjà parce que le socle est solide, mais aussi parce qu’il y a une relève de qualités. Des jeunes l’ont prouvé ici, mais aussi aux championnat d’Europe juniors et espoirs cet été. Nous n’avons sans doute jamais eu une génération aussi forte. Mais il leur faudra sans doute deux ou trois ans pour prendre le relais. Et pour Pékin, je souhaite que l’on tienne compte des comportements des derniers championnats, même s’il faut emmener, au bout du compte, une délégation très réduite. »
– Quel sentiment prédomine à l’issue de ces Mondiaux ?
« C’est un petit sentiment d’amertume et d’insatisfaction. Bien sûr, il y a eu ces deux belles médailles d’argent et il faut féliciter Yohann Diniz et Romain Mesnil. Il y a eu aussi quelques satisfactions parmi les finalistes et chez les plus jeunes, mais à mon sens le négatif l’emporte sur le positif. On avait pourtant mis les moyens pour réussir avec, notamment, le camp d’entraînement de Wakayama. »
– C’est inquiétant pour l’avenir ?
« Non, il ne faut pas non plus dramatiser la situation, mais il est évident que nous essaierons d’éviter d’emmener des touristes à Pékin. Certains étaient visiblement davantage là pour visiter la ville et faire les magasins que pour se sublimer sur la piste. J’ai été très déçu par certains comportements au camp d’entraînement, sur le stade ou à l’hôtel. Seuls quinze à seize athlètes sur les cinquante-quatre retenus ont vraiment donné satisfaction. »
– Comment comptez-vous relancer la machine ?
« Je ne suis pas inquiet déjà parce que le socle est solide, mais aussi parce qu’il y a une relève de qualités. Des jeunes l’ont prouvé ici, mais aussi aux championnat d’Europe juniors et espoirs cet été. Nous n’avons sans doute jamais eu une génération aussi forte. Mais il leur faudra sans doute deux ou trois ans pour prendre le relais. Et pour Pékin, je souhaite que l’on tienne compte des comportements des derniers championnats, même s’il faut emmener, au bout du compte, une délégation très réduite. »
Propos recueillis par David DELPORTE












