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La Voix du Nord - 03/09/2007
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Vanessa Boslak a fait le plein de confiance
OSAKA (envoyé spécial). - Arrivée au Japon presque sur la pointe des pieds, Vanessa Boslak fut, finalement, l’une des plus belles satisfactions françaises de ces Mondiaux. Cinquième de la perche et record de France égalé (4,70 m), elle a prouvé qu’elle figurait toujours dans le gotha mondial.
Et pourtant avec le passage de son diplôme de kiné, la protégée de Sébastien Levicq n’a guère eu le temps de se préparer : « Il y a des moments, si elle venait deux fois par semaine à l’entraînement, c’était un maximum, se sient-il. Maintenant qu’elle a fini ses études, on va enfin pouvoir bien travailler, ça fait trois ans que j’attends ça. » L’ancien décathlonien a, en effet, de grandes ambitions pour la Lilloise qu’il voit bien se hisser à 5,85 m la saison prochaine et ainsi batailler pour le podium olympique à Pékin.
Les trois premières places du décathlon, Romain Barras aura, sans doute, encore du mal à les atteindre en Chine, mais il a, indéniablement, les moyens de s’en rapprocher, à condition de prendre conscience de ses possibilités. Après une première journée plus qu’en demi-teinte (18e), le Calaisien a effectué une formidable remontée pour cueillir la septième place, comme à Helsinki : « C’est à la fois satisfaisant et frustrant, expliqua-t-il. Satisfaisant parce que je n’ai rien lâché, mais frustrant parce que je ne suis qu’à une trentaine de points de mon record en faisant un décathlon moyen, surtout à cause des courses. » Pour les autres régionaux, le bilan est plus mitigé. Sans doute un peu perturbé par l’annonce brutale de son changement d’entraîneur (il quitte Didier Baudouin pour rejoindre Guy Ontanon), le Lillois Martial Mbandjock, éliminé en quart de finale du 100 m en 10’’39, n’a pas pu confirmer toutes les promesses entrevues cette saison. Et il a, en plus, eu la frustration de voir la fédération retirer le relais de la compétition. Même constat pour sa camarade de club, Carima Louami. Pas à son niveau en série du 100 m (11’’59) et qui a assisté, impuissante, à l’erreur de transmission de Fabienne Beret-Martinel en série du 4x100 m.
La plus grosse désillusion fut, enfin, pour la Tourquennoise Maria Martins, rattrapée par ses problèmes de tendon et contrainte à l’abandon en série du 1 500 m : « C’est décidé, je vais faire un peignage de mes tendons en rentrant en France, confia-t-elle hier. C’est indispensable si je veux continuer ma carrière. »

Propos recueillis par David DELPORTE


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