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La Voix du Nord - 03/09/2007
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Tyson Gay et Allyson Felix, symboles d’une Amérique qui triomphe
OSAKA (envoyé spécial). Dix petits finalistes, dont seulement deux médaillés, l’équipe de France n’a pas été à la hauteur des attentes qu’elle pouvait susciter à l’entame de ces Mondiaux et du statut qu’elle s’était forgée aux Mondiaux de Paris en 2003 (8 médailles) et d’Helsinki en 2005 (7 médailles).
Certains estiment qu’il ne s’agit là que d’un simple retour à la normale après deux éditions qu’ils jugeaient, justement, hors normes. Mais il faut bien admettre qu’à l’issue de ces onzièmes championnats du monde, c’est bien un sentiment de déception qui prévaut.
Bien sûr, les absences pour blessure de Ronald Pognon, Salim Sdiri , Marc Raquil ou encore Bouchra Ghezielle, ainsi que les absences des suspendus pour dopage (Dehiba, Essarokh, Zoubaa) ont pesé dans le déficit de finalistes cette année, mais cela n’explique pas tout. « Je regrette l’absence des blessés, pas celle des tricheurs », s’empressa de préciser, à l’heure du bilan, le président de la Fédération Bernard Amsalem. Un président particulièrement remonté contre ses ouailles (lire ci-dessous) et qui sans demander à tout le monde d’être médaillé ou finaliste, attendait au moins de chacun un investissement palpable sur la piste. Ce qui ne fut pas le cas, à son sens.
Plus modéré, le Directeur technique national Franck Chevallier a lui aussi reconnu sa déception, mais en y mettant quelques bémols. Statistiques à l’appui, il a démontré que la campagne japonaise n’avait, en réalité, pas été plus mauvaise que la précédente : « Mon devoir est de tout analyser et je peux, par exemple, vous dire que 50 % des athlètes français sont repartis d’Osaka avec un rang supérieur à celui qu’ils avaient en y entrant. Ce constat n’était valable que pour 40 % des gens à Helsinki, pécisa-t-il. Je tiens aussi à mettre en avant le bon comportement de jeunes comme Elodie Guégan sur 800 m, Fadil Bellaabouss sur 400 m haies et surtout Sophie Duarté (5e du 3 000 m steeple, record de France à la clef), qui ont nettement amélioré leur record personnel, mais aussi de personnes comme Vanessa Boslak, Bob Tahri, Christine Arron, Romain Barras, Manuela Montebrun et, bien sûr, Leslie Djhone (5e du 400 m avec un nouveau record national en 44’’46). » Pour le DTN, le problème vient, surtout , du manque de médaillés : « Il y a insatisfaction par rapport au potentiel de cette équipe. Deux médailles, on pouvait s’en satisfaire par le passé. Ce n’est plus le cas aujourd’hui. Parmi les points négatifs, je retiens surtout le fiasco des relais, la difficulté pour Ladji Doucouré de revenir à son meilleur niveau, l’échec non expliqué de Muriel Hurtis ou encore la disqualification de Mehdi Baala suite à une mauvaise course tactique. » Tirer les leçons de cet échec et trouver des solutions pour qu’un tel scénario ne se reproduise pas dans un an aux Jeux olympiques de Pékin : voilà la mission qu’a, immédiatemment, confiée le président à son DTN avant même la fin de ces Mondiaux.
Yohann Diniz et Romain Mesnil ont évité le naufrage à la maison bleue, mais pour ne pas couler dans un an en Chine, il est, en effet, déjà, plus que temps de revoir sa copie.»

Propos recueillis par David DELPORTE


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