La Voix du Nord - 04/09/2007 |
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Les Jeux olympiques de Pékin, c’est déjà demain !
Les Mondiaux viennent à peine de s’achever que les dirigeants français ont déjà la tête aux Jeux de Pékin. Après la déception d’Osaka (deux médailles), des réflexions sont engagées pour ne pas connaître pareille mésaventure en Chine.PHOTO AFP
Habituellement prompt à défendre ses troupes, le président de la Fédération française, Bernard Amsalem, a tapé du poing sur la table après la décevante campagne tricolore. « Je ne dis pas qu’il aurait fallu être au niveau de Paris (8 podiums) ou d’Helsinki (7) , mais l’objectif annoncé de trois à cinq médailles était réalisable. Malheureusement, j’ai vu des athlètes qui se comportaient comme des touristes , pesta-t-il. Ils ont fait un beau voyage, mais nous éviterons de les emmener à l’avenir. »
Réagir
Son directeur technique national, Franck Chevallier, était sur la même longueur d’ondes, même s’il nuança davantage le constat : « Il faut se rappeler qu’à Helsinki, nous avions eu de la réussite ; que ces championnats ont été d’une grande densité puisque Vanessa Boslak et Leslie Djhone auraient été sur le podium en Finlande avec les performances réalisées ici. Et, enfin, il ne faut pas oublier que l’équipe était, en moyenne, quatre ans plus jeune. Mais, il est clair qu’il y a une insatisfaction sur le bilan d’ensemble et que nous allons devoir réagir. ça passe notamment par une réorganisation au niveau de la DTN, mais aussi par une réflexion sur les modalités de sélection. » Pour Bernard Amsalem, il ne faudra faire aucun cadeau : « Aux championnats d’Europe, on peut tout se permettre, on peut faire des essais.
Aux championnats du monde, on doit hausser le niveau d’exigence. Et pour les JO, c’est encore le cran au-dessus. Il ne faudra y envoyer que des gens susceptibles d’y faire quelque chose de bien. » « Il faudra peut-être permettre aux finalistes des Mondiaux de bien se préparer sans avoir la pression de gros minima, estime, pour sa part, Franck Chevallier. Je prends l’exemple de Leslie Djhone, qui n’a pas fait les minima français, mais qui a su répondre présent le jour J. Le constat est aussi valable pour Yohann Diniz à la marche, qui avait obtenu directement sa sélection et qui a réussi. Il y a certaines personnes à qui l’on peut faire confiance. »
Le risque sera alors d’avoir une sélection basée sur des critères plus subjectifs. Le DTN en a conscience, mais se dit prêt à assumer : « Dans les sports collectifs, les sélectionneurs sont confrontés à ça. On peut aussi le faire, quitte à essuyer des critiques. »
Un autre axe de réflexion portera sur le bien-fondé du maintien d’un camp de base, comme celui de Wakayama : « Ceux qui ont réussi leurs Mondiaux veulent rééditer l’expérience. Ceux qui ont échoué se plaignent d’avoir été isolés, précise-t-il. Il y aura peut-être deux options pour Pékin : l’une dans un camp, l’autre au village olympique. » Les travaux de réflexion sont entamés. Et il n’y a, en effet, plus de temps à perdre. Pékin, c’est déjà demain.












