La Voix du Nord - 11/07/2008 |
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Marianne Mako est la première femme à avoir parlé de football à la radio, puis à la télé, sur TF1, dans les années 1980.
– Faisiez-vous un effort particulier pour vous démarquer ?
« J’arrivais deux heures avant les rencontres pour voir les joueurs et vérifier la feuille de match. Je savais que si un garçon faisait une erreur, on disait qu’il n’était pas bon. Si ça m’était arrivé, cela aurait été parce que je suis une femme. Sur le plan vestimentaire, j’ai toujours fait attention à ne pas faire mec. »
– Pourquoi avoir arrêté en 1997 ?
« Il y a eu le livre de Thierry Rolland, où il me diffamait. Je n’ai pas été soutenue, je l’ai mal vécu. Je savais aussi que je ne pourrais pas travailler sur l’équipe de France pour la Coupe du monde pour TF1. Or, j’ai toujours pensé arrêter après, en même temps que des joueurs que je connaissais bien. Alors je l’ai suivie pour Paris Match. Ça a été très fort. »
– Depuis 1998, davantage de femmes parlent de foot à la télé…
« Je savais qu’il se passerait quelque chose à ce niveau-là si la France gagnait. J’ai retrouvé en 1998 l’effet démultiplié des Verts de 1976, où il y avait eu un engouement féminin pour le football. »
– Que pensez-vous de la nouvelle génération ?
« Je la trouve plus à l’aise. Elle n’a pas eu ce combat à mener. Mais le sport est le dernier endroit où les choses ne changent pas beaucoup. Les voir à l’antenne, ce n’est plus exceptionnel, mais ce n’est pas encore banal. » C. B.
> Marianne Mako a créé un magazine en 1998, « Bleu, Blanc, foot ». Elle est devenue consultante, notamment auprès de sociétés qui employaient exclusivement des hommes.













