La Voix du Nord - 12/07/2008 |
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Adil Rami, défenseur central du LOSC : « J’avais douze ans. Je vivais avec mes parents à Fréjus. Un grand écran avait été installé par le centre social du quartier de l’Agachon. On était une bonne cinquantaine à vibrer ce soir-là.
La fête ? On l’avait anticipée. On s’était procuré assez de fumigènes et de pétards pour passer un bon moment tous ensemble. Ce jour-là, pas d’interdit : tout nous semblait autorisé. On était tous très excités et seule la victoire des Bleus pouvait nous permettre de faire vraiment la fête.
À l’époque, je ne connaissais pas bien le foot. C’était un sport qui m’intéressait mais qui ne me passionnait pas encore. La victoire a peut-être déclenché quelque chose en moi. Mais ce qui est sûr, c’est que je suis rentré très tard chez moi, au petit matin. Mes parents n’ont pas apprécié. J’ai pris des coups de savate, mais ce n’était vraiment pas grave. »
PHOTO MAX ROSEREAU













