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La Voix des Sports - 14/07/2008
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Frédéric Mankowski, l’ange gardien des Bleus
France 98
 «Fred» Manko a, lui aussi, la fibre bleue. Saint-denis. – Vous le connaissez forcément, ne serait-ce que pour ses incursions toniques sur le terrain avec ses bombes d’aérosols anti-douleurs, ses bidons-miracle accrochés à la ceinture et sa façon bien à lui d’aller à l’essentiel une fois arrivé près du joueur touché. Frédéric Mankowski, le kinésithérapeute, a quatorze ans de vie en bleu derrière lui ; et, bien sûr, il était de l’aventure France 98.
Arrivé dès jeudi soir à Paris, sur le lieu de rendez-vous des champions du monde, l’actuel kiné du RC Lens - qui est aussi le frère de Pierre Mankowski, le premier adjoint de Raymond Domenech – a revécu le film endiablé de 1998 en accéléré. « On a tout de suite commencé très fort ! On n’avait pas vraiment besoin de cette commémoration pour se revoir car, généralement, toute l’équipe se retrouve au moins une fois par an. Mais l’événement était un peu spécial et "Riton" (Henri Emile, l’ancien superintendant des Bleus) avait tout ficelé jusque dans les moindres détails. On a donc mangé ensemble, rigolé ensemble. C’était déjà chaud ! » Ces retrouvailles avec le passé l’ont enchanté mais pas au point cependant de le soulever de terre. « C’était évidemment un moment spécial mais pas forcément différent des rendez-vous habituels des Bleus de 1998. » Frédéric Mankowski ne cache pas toutefois que la Coupe du monde 1998 fut un élément fédérateur majeur : « C’est bien simple : à chaque fois que les Bleus se retrouvent, c’est comme une réunion de famille. On est heureux de se revoir. Il n’y a pas de lassitude. On fait d’ailleurs souvent la fête ensemble ! La victoire de 1998, acquise de surcroît à Paris, fut une sorte de rêve qui devenait réalité.
Cette Coupe du monde fut en outre pour moi qui fréquentait les Bleus depuis longtemps (quatorze ans passés au service de la sélection depuis l’époque Platini sélectionneur) une sorte de couronnement. C’est un truc à part. Et à cela, s’ajoutent les émotions.
»

Aimé, le boss

De cette journée du souvenir, Frédéric Mankowski gardera surtout une image : celle d’Aimé Jacquet. « Aimé, c’est l’élément essentiel de l’histoire. C’est lui qui a su créer le groupe, lui insuffler le goût de la gagne et l’ambition. Un patron, un vrai ! Samedi midi, il tenait absolument à ce que tout le staff soit à ses côtés lorsqu’on lui a remis les insignes d’officier de la Légion d’honneur, dans un grand hôtel parisien.
La journée est passée tellement vite. Il y a eu le match, le stade, la foule, les larmes. Plus tard, on s’est tous retrouvés dans un restaurant proche de l’Etoile avec nos adversaires. Ça s’est fini très tard comme d’habitude. Je vous l’ai dit : on est tellement bien ensemble qu’on n’aime pas se quitter !
»
Pierre DIÉVAL
 Photo AFP

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