La Voix du Nord - 30/03/2008 |
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Le match en questions
Pourquoi Kevin Monnet-Paquet était-il titulaire hier soir ? – La titularisation du jeune Lensois a surpris mais elle n’est pas imméritée. Ses derniers matchs sous le maillot lensois ont été convaincants. Il a donc pris place sur le côté gauche de l’attaque lensoise en lieu et place d’Olivier Monterrubio. En associant ainsi trois attaquants très rapides (Monnet-Paquet, Maoulida, Rémy), les coachs lensois ont sans doute voulu voir le jeu se projeter très vite vers l’avant. Un choix tactique qui montre que le Racing n’avait pas envie d’être trop passif et d’attendre un coup du sort. Loïc Rémy et Kevin Monnet-Paquet ont parfois changé de côté pour perturber les défenseurs de la capitale, mais le plan a été vite anéanti par la blessure de Rémy.
Olivier Monterrubio est alors entré en jeu et il a occupé le côté gauche. Kevin Monnet-Paquet est donc repassé à droite. Se priver dès le départ de Monterrubio, un des meilleurs tireurs de coups de pied arrêtés de l’Hexagone était un choix osé. On sait, en effet, que les finales se jouent souvent sur ce genre d’action.
Pourquoi le Paris SG évoluait-il en blanc ? – Tout simplement parce que le PSG évoluait à l’extérieur ! Le tirage au sort a en effet désigné Lens comme club recevant. Les Nordistes ont donc eu le droit de porter leurs couleurs habituelles alors que les Parisiens portaient leur maillot « extérieur ».
Pourquoi Pauleta n’est-il pas toujours titulaire au Paris SG ? – Le Portugais a illuminé de sa classe la première période. Son sens du placement, sa science du démarquage, ont mis à mal les Lensois. On a rarement vu Hilton souffrir à ce point. Pauleta est non seulement malin mais il sait aussi utiliser le bon geste au bon moment. Son lob sur Le Crom est un modèle du genre. Ce but a rappelé celui que le Bordelais Alain Giresse avait marqué au Marseillais Joseph-Antoine Bell lors de la finale de la Coupe de France 1986. Paul Le Guen l’a sorti au bout d’une heure de jeu, jugeant sans doute que le Portugais ne pouvait plus tenir tout un match. À raison, si l’on en croit la seconde période du buteur parisien.
Pourquoi les Lensois étaient-ils bien meilleurs en seconde période ? – Plus agressifs, les Nordistes ont vite mis le doute dans la tête des Parisiens. Les Lensois se sont appliqués à bien utiliser les côtés et ont été vite récompensés par l’égalisation de Carrière. On a alors vite vu les lacunes de la défense parisienne. Paris s’est aussi montré moins dangereux, même si Diané a joué les poisons, parce que Lens a su corriger son placement dans l’axe du milieu de terrain, le point faible de sa première période.
Y avait-il penalty ? – Franchement, on peut se poser la question… La faute d’Hilton n’est pas si évidente, l’attaquant Parisien venant même au contact du défenseur. Le penalty est donc bien cruel. Comme Calais en 2000, Lens s’incline sur un penalty bien contestable. S. V.














