La Voix du Nord - 25/03/2008 |
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La troisième visite de Maoulida au Stade de France sera-t-elle la bonne ?
Toifilou Maoulida participe à sa troisième finale de coupe consécutive. Les deux premières, en Coupe de France, avec Marseille, il les a perdues.
Forcément, l’attaquant lensois espère cette fois brandir le trophée…
PAR OLIVIER FOSSEUX
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO FRÉDÉRIC DOUCHET
Toifilou Maoulida est l’un des Lensois qui connaît le mieux le Stade de France. Il y est allé jouer les finales de Coupe de France ces deux dernières saisons avec Marseille. Mais, à chaque fois, ces soirées parisiennes ne se sont pas terminées comme il le souhaitait. Au bout de ces deux nuits, il y eut de la tristesse, de la déception.
Adopté
« Je crois que le plus dur, c’est de voir brandir la coupe par l’adversaire. On vient de tout donner pour gagner et puis au bout, il n’y a rien, et on voit les autres heureux. C’est très dur », admet-il avant de se demander lorsque l’on est dans la peau du perdant, « s’il ne vaut mieux pas être éliminé en demi-finale car lorsque l’on perd si près du but, la déception est vraiment énorme ». Une déception légitime car au fil des tours, on s’attache à cette compétition et on espère l’accrocher à son tableau de chasse.
Ainsi la Coupe de la Ligue version 2008 a permis à Toifilou Maoulida d’être immédiatement adopté par le public sang et or.
Qui n’est pas resté sans voix devant ce splendide lob de quarante mètres qu’il a réussi face à Nancy en quart de finale, à la mi-janvier, quelques jours après son arrivée à Lens ? « Je me sentais en confiance car j’avais reçu un accueil fabuleux. Deux mois plus tôt, avec Auxerre, je ne l’aurais sûrement jamais fait. » Au Mans, en demi-finale, l’attaquant apporta un nouveau souffle à son équipe. Son pressing fut d’ailleurs à la base du but victorieux signé Sidi Keita. « Pour ma troisième finale, j’espère que la récompense sera cette fois au bout », avait-il déclaré au bout de cette folle nuit mancelle.
Car Toifilou Maoulida n’avait pas été avare d’efforts au cours de ces deux premiers passages au Stade de France. En retour, il n’eut que de la frustration.
En 2006, titulaire contre le PSG, dans un stade acquis à l’OM, il donna un peu d’espoir à ses supporteurs en réduisant le score à vingt minutes de la fin.
Mais Paris avait déjà creusé l’écart et résista jusqu’au coup de sifflet final (1-2). Première déception. Un an plus tard, contre Sochaux, la sanction était encore plus cruelle. Collectivement et personnellement. Marseille avait le match en main. Deux fois les Phocéens ont mené au score, deux fois ils se sont fait rejoindre. L’attaquant mahorais fut même à l’origine du second but de Cissé en lui délivrant un caviar. La suite et la fin étaient terribles car Toifilou Maoulida, comme Zubar plus tard, échouait face à Teddy Richert dans la fatale séance des tirs au but (2-2, 4-5 tab). Ce qui lui fait dire aujourd’hui : « J’ai déjà oublié ces deux finales et je ne veux plus y penser. J’espère vraiment que la troisième fois sera la bonne. J’ai marqué contre Paris, j’ai fait une passe décisive contre Sochaux. Cette fois je préfère ne pas marquer mais la gagner. » Et voir enfin le trophée de près et le toucher.














