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La Voix des Sports - 31/03/2008
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Luyindula et Mendy brisent la fête lensoise

 La joie de Mendy et de Diané, Mangane est révolté. C’est donc Pedro Miguel Pauleta qui a levé la coupe, samedi, devant une moitié du Stade de France en liesse. Pendant ce temps, l’autre moitié, les yeux rougis, riait jaune devant l’issue du match. Penalty, pas penalty, le débat sera éternel mais le scénario n’évoluera plus. Il y a bien eu contact dans la surface entre Vitorino Hilton et Peggy Luyindula. Après tout est question d’interprétation et M. Duhamel, l’arbitre, sanctionna le Lensois.
Nous sommes à la 92e minute et forcément ce coup de sifflet est synonyme d’occasion en or. Un but en or que Bernard Mendy ne manqua pas d’inscrire avant de partir comme une furie se jeter dans les bras de ses camarades, puis quelques secondes plus tard, de partager ce succès avec ses supporteurs. Les Lensois n’avaient plus que leurs yeux pour pleurer, eux qui n’ont pas ménagé leurs efforts pour revenir dans une partie très mal embarquée.

Huit autres finales

Si « l’aigle des Açores » avait été contré sur sa première occasion (6e), il ne manqua pas la seconde treize minutes plus tard. Un but plein de classe puisque le ballon revint dans les pieds de Pauleta, qui instantanément le passa au-dessus du 1,86 m de Le Crom, pour trouver le cadre (0-1, 19e). Les Lensois se réveillèrent alors. Certes Le Crom sauva encore la mise, notamment devant Diané. Mais le plus inquiété des deux gardiens était tout de même Mickaël Landreau.
Le gardien parisien réalisa trois parades décisives et fut sauvé par son poteau (68e). Il ne put rien en revanche sur ce plat du pied croisé de Carrière (1-1, 52e). Lens était donc bien revenu dans la partie mais Paris resserra les rangs. Chacun eut une balle de but. Diané, en contre, vit son tir dévié par Le Crom (83e). Demont, lui, vit son tir à bout portant enlevé du cadre par Landreau (90e). Et donc corner il y avait. Ni M. Duhamel, ni son assesseur ne l’ont vu. Pendant que les Lensois protestaient, Paris contra avec un Luyindula si rapide et si léger à la fois.
Lens venait de perdre sa finale de Coupe de la Ligue. Si ça peut rassurer le Racing, il en a huit autres à jouer d’ici au 17 mai pour assurer son maintien en Ligue 1. C’est la priorité des priorités.

Olivier FOSSEUX
Photo Patrick DELECROIX

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