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La Voix du Nord - 01/04/2008
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FINALE DE LA COUPE DE LA LIGUE
KO, Lens pourra-t-il se relever ?
L’épisode du Stade de France a chamboulé lesesprits alors que le Racing a encore la lourde mission d’assurer son maintien en Ligue 1

 Le président Gervais Martel qui réconforte l’un de ses joueurs, ici Olivier Monterrubio: l’image d’un RC Lens qui est ressorti meurtri d’unmatch au Stade de France qui aurait pourtant dû être une fête. Le RC Lens n’oubliera pas de sitôt sa rencontre de gala au Stade de France. Entre la banderole de la honte et un match perdu à la dernière seconde sur un penalty sévère, ce qui devait être une fête s’est transformé en fiasco total. Ce traumatisme est d’autant plus mal venu que le club doit maintenant assurer sa survie en Ligue 1.

PAR STÉPHANE CARPENTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO PHILIPPE PAUCHET

Les supporteurs sang et or sont forcés de constater que leur équipe aura payé très cher son escapade en Coupe de la Ligue. Dans cette saison ô combien difficile pour les Sang et Or, les amoureux du Racing avaient pourtant retrouvé leur enthousiasme depuis la qualification pour la finale, le 27 février dernier. Ce soir-là, le RC Lens avait enchanté la France du foot en s’imposant au Mans sur un score incroyable (5-4). Depuis, il n’a tout simplement plus gagné la moindre rencontre et n’a engrangé que trois points sur quinze possibles en championnat. Au Stade de France, il a enchaîné son sixième match officiel sans gagner.


D’ici à l’épilogue de la saison, le 17 mai prochain, huit rendez-vous restent à négocier, huit rencontres lors desquelles il faudra récolter huit points au minimum pour garder sa place en Ligue 1. La mission n’est pas insurmontable, mais le Racing se serait bien passé du scénario catastrophe de samedi pour se donner du coeur à l’ouvrage. Le moral en a forcément pris un coup et le staff technique devra trouver les bons mots pour que les joueurs restent sereins et solidaires. D’autant que certaines dissensions ont déjà éclaté ces dernières semaines au sein du groupe, à l’image d’une sévère altercation entre Demont et Dindane après le derby perdu contre Lille.

Refus de la fatalité

Malgré les tensions inhérentes à un effectif qui se sait sur le fil du rasoir, les joueurs affichent néanmoins leur refus de la fatalité. Après l’épisode douloureux de la finale, la plupart évoquent même le sentiment de révolte qui les anime et qui peut les aider dans leur opération de survie. Car c’est bien de cela dont il s’agit lorsqu’on constate la pression grandissante des autres candidats au maintien. Toulouse et Sochaux, deux adversaires directs, ont gagné ce week-end et fragilisé un peu plus la position des Sang et Or qui comptent un match en moins au classement.
En raison de leur participation à la finale de samedi, les Lensois vont devoir attendre jusqu’au 9 avril prochain pour mettre à jour leur calendrier, lors d’un déplacement à Saint-Étienne qui, initialement, aurait dû avoir eu lieu ce week-end. Pour les Sang et Or, la mission de sauvetage commencera dès samedi avec la réception de Metz, l’actuel dernier du championnat. Un vrai match piège pour des Lensois qui, sur le papier, sont largement favoris, mais qui auront beaucoup plus à perdre qu’à gagner.
Dans le tableau de marche difficile qui les attend, avec notamment deux dernières journées lors desquelles ils iront à Lille puis recevront Bordeaux, une victoire face à la lanterne rouge est indispensable, mais ne garantira pas à elle seule la planche de salut. Tout juste permettrait-elle de rebondir et de commencer à oublier cette fichue finale. L’intensité dramatique de cette rencontre pourrait même être amplifiée par le résultat du PSG, qui jouera son match en retard dès demain contre Strasbourg. En cas de victoire parisienne, les Lensois passeraient alors au moins trois jours en position de relégable, une situation guère propice à retrouver sérénité et confiance.

Cicatrice indélébile

On se souvient qu’après l’épisode des propos racistes endurés par Abdeslam Ouaddou, le 16 février dernier, Valenciennes, qui engrange pourtant d’excellents résultats cette saison, avait connu un trou d’air et était passé complètement au travers du match qui avait suivi l’affaire.
Les Lensois seraient plutôt inspirés de suivre l’exemple des Calaisiens, battus sur un penalty injuste lors de la finale de la Coupe de France en 2000, mais qui avaient ensuite enchaîné deux victoires dans leur championnat.
Toutefois, il n’y avait pas dans le cas des Calaisiens la même intensité émotionnelle qui entoure aujourd’hui le RC Lens, un club à la fois en proie au doute sur le plan sportif, mais aussi blessé dans sa chair par une banderole dont la cicatrice restera à jamais indélébile, • Lire aussi en page 2, 3 et vos réactions en page 49.

 
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