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La Voix du Nord - 01/04/2008
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Les mots qui font mal
Les groupes de supporteurs n’ont pas attendu samedi soir pour afficher des messages parfois épouvantables. Petit florilège.

La plupart du temps, les messages s’adressent à leur propre équipe, soit sous forme d’encouragement, soit sous forme de désappointement si les résultats sont mauvais. Les messages à l’adversaire sont beaucoup plus souvent insultants et l’imbécillité n’a malheureusement pas attendu la finale de samedi soir pour s’exprimer. Au rayon des mots qui font mal, la rivalité entre Lyon et Saint-Étienne a ainsi déjà généré des diatribes insupportables.
Lyon :
« Stéphanois, ordures consanguines », « Les Gones inventaient le cinéma pendant que vos pères crevaient dans les mines ». Saint-Étienne : « La chasse est ouverte, tuez-les ! » Les habitués du Parc des Princes, où évolue le PSG, se souviennent quant à eux de ce « Marseille, sida de la France  », ce à quoi les Marseillais répondirent par un « PSG, Pedo Sado Gay ».

Entre Lille et Lens, les échanges de mots doux existent aussi. Lille : « À 20 minutes de la métropole, le tiers-monde  ». Lens : « L’été dernier j’étais avec ta soeur, je faisais l’acteur », « Kill Lille  ».
Le phénomène ne connaît pas de frontière et on le retrouve notamment en Italie où les tifosi restent les maîtres incontestés de la haine régionaliste. On peut ainsi citer cette banderole déployée par des fans de la Juventus de Turin lors d’un match à Naples : «  Vésuve, ne les rate pas comme en 1978 ».
En France, en février dernier, au stade Furiani, des supporteurs de Bastia avaient déployé un message d’accueil à l’attention de Boubacar Kébé, un joueur de Libourne, qui avait été victime de propos racistes lors du match aller en Gironde. « Kébé, on n’est pas raciste », «  la preuve, on t’enc… » avaient-ils écrit sur deux banderoles différentes. Suite à cette attaque qui avait provoqué un vif émoi dans le monde du ballon rond, la LFP avait porté plainte. • ST. C.


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