L'actualité sportive :
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Les débats de la rédaction
| Quel gardien pour les « Bleus » ? |
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| Grégory Coupet
Le meilleur actuellement
Certes, Fabien Barthez a beaucoup donné à l’équipe de France. Cette dernière lui doit beaucoup de ses succès et le « divin chauve » a souvent effectué ses meilleurs matchs sous le maillot bleu.
Quelle doit être la motivation d’un sélectionneur au moment de choisir son gardien de but numéro 1 ? Les critères principaux sont : le talent, l’expérience, la capacité à rassurer une défense, à gérer les moments chauds, à faire basculer un match (à l’instar de toute individualité, un gardien peut renverser le cours d’un match à la suite de ses arrêts ou… de ses erreurs).
Sur tous ces points, les deux prétendants sont quasiment sur la même ligne… quand ils sont à leur meilleur niveau. Depuis le début de saison, Grégory Coupet semble être plus fort que jamais. Ses performances en Ligue 1, en Ligue des Champions et en équipe de France forcent le respect. Il est l’un des meilleurs gardiens du moment en Europe.
Son concurrent revient d’une longue suspension qui a fait couler beaucoup d’encre. Barthez doit déjà prouver qu’il a retrouvé son niveau de jeu. Et seul un grand Barthez peut venir concurrencer le Coupet actuel.
Sébastien VARNIER
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Fabien Barthez
Le poids d’un vécu
C’est Laurent Spinosi, l’entraîneur des gardiens marseillais et accessoirement confident de Fabien Barthez, qui le dit : « Dans ce rôle spécifique, rien ne remplace la compétition. En termes de feeling, de réaction face à une situation donnée, un match permet toujours à un gardien de mieux se situer, de mieux vivre sa vie professionnelle… » Une explication de texte qui permet, finalement, de relativiser la portée de la « contre-performance » du gardien marseillais à Fort-de-France, sur le deuxième but costa-ricien (un centre fuyant à la trajectoire délicate, mal évaluée par l’ex-numéro un des buts français).
Car si Barthez n’est pas actuellement au mieux, s’il semble même par moments douter de ses propres capacités à assumer son rôle - ce qui est étonnant compte tenu de la personnalité de l’individu -, ce n’est finalement que l’aboutissement logique d’une période vierge de toute compétition, donc peu propice à sa pleine expression.
Barthez a un vécu, des qualités physiques et surtout une force mentale qui, pour être moins influents pour le moment, ne se sont pourtant pas évaporées. De plus, l’homme est fier. Il n’a jamais eu peur des défis. Un atout de plus dans la dernière ligne droite avant le Mondial.
P. DIEVAL
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| Quand faut-il prendre la décision ? |
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Besoin de sérénité
Le plus vite possible
Gardien de but est un poste à part, et l’incertitude n’a jamais été un allié du dernier rempart de l’équipe.
Dès lors, est-il vraiment nécessaire de placer Fabien Barthez et Grégory Coupet, les meilleurs gardiens français, sous le sceau de la compétition et de la pression ? En quoi leur talent va-t-il se trouver renforcer par six mois d’attente, alors qu’un seul match est programmé d’ici à la Coupe du monde (France - Slovaquie le 1 er mars prochain) ?
D’ailleurs, il est simple de constater la fébrilité qui a escorté les dernières sorties, L1 ou Coupe d’Europe, des deux gardiens français. Fébrile en L1 contre Ajaccio à Gerland (3-2), Coupet a commis des erreurs inhabituelles pour lui. Quant à Barthez, ses agressions répétées (contre Kalou et Tafforeau en L1) ont confirmé le sentiment de méfiance à l’égard du « divin chauve », plus vraiment en confiance depuis son retour de suspension, et auteur de belles bourdes avec l’OM, ainsi qu’en Martinique. Établir aujourd’hui une hiérarchie permettrait d’offrir six mois de stabilité à l’heureux élu. De le laisser, en fait, se concentrer sur son jeu.
Les relations des deux concurrents au poste sont bonnes et franches, notamment depuis une discussion entre quatre yeux dans l’avion du retour des Antilles.
Alors, pourquoi risquer de les placer dans une situation qui pourrait les perturber ?
Antoine PLACER
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Avant le Mondial
C’est largement suffisant
On aime bien Raymond Domenech, mais on n’a pas tellement compris pourquoi il avait annoncé qu’il trancherait la question du gardien de but avant le match contre le Costa Rica. La question, en effet, ne semblait pas demander une réponse si rapide. Le sélectionneur s’en est rendu compte et il a remis son annonce à plus tard.
Pourquoi effectivement se précipiter ? La saison est encore longue. Les deux prétendants ont encore des objectifs (notamment européens) avec leurs clubs respectifs et à quoi bon ruiner la fin de saison de l’un des deux. La relation avec les clubs est souvent difficile pour un sélectionneur. Imaginez que Barthez soit choisi et que Coupet commence à faire des bourdes en Ligue des champions. On entend déjà les arguments de Jean-Michel Aulas… Le risque de blessure, également, n’est pas à négliger. Imaginez que le numéro un se blesse et soit forfait pour l’Allemagne. Quelle pression inutile pour un numéro deux qui devra vivre avec une ombre et la sensation d’être une roue de secours !
La sélection doit se faire naturellement au fil de la saison. On ne demande pas immédiatement à Domenech ses 23 noms pour l’Allemagne. Définir le numéro un au moment de la liste des 23 sera largement suffisant.
S. V.
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Domenech attend
Il est urgent d’attendre. C’est en quelque sorte la conclusion de Raymond Domenech qui a préféré jouer la montre plutôt que de trancher un débat qui aurait pu déboucher sur une crise chez les « Bleus ».
« J’ai beaucoup écouté, lu et consulté, et, en collaboration avec Bruno Martini (entraîneur des gardiens), j’ai décidé de ne rien décider. On attendra tranquillement le mois de mars (France - Slovaquie le 1er mars en match amical). C’est un peu tôt (pour choisir). Ce n’est pas la peine de mettre de la pression inutile », a déclaré le sélectionneur français.
Le soufflé retombe, alors que la semaine dernière, sans doute poussé par les médias et les déclarations de Grégory Coupet qui réclamaient l’ouverture d’un débat, Domenech avait promis de choisir le gardien n°1 des « Bleus » « avant le match contre le Costa Rica ». L’entraîneur a, en effet, confié à de nombreuses reprises dans le passé qu’il estimait que le poste de gardien nécessite beaucoup de confiance et devait donc être attribué clairement à un titulaire.
Domenech a finalement décidé de couper la poire en deux avant de trancher en mars : Barthez a joué contre le Costa Rica et Coupet contre l’Allemagne.
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Le baromètre
des gardiens
Grégory Coupet
« Il a fait ce qu’il avait à faire », a simplement affirmé Raymond Domenech concernant la prestation du Lyonnais contre l’Allemagne. Et pourtant, Coupet a sauvé la France d’un coup de bambou de Schweinsteiger en deuxième période, et à deux reprises. Impeccable dans les airs, sûr dans la relance, il a également bien jailli sur une passe trop molle de Thuram, taclant dans les pieds de Klose. Au sommet de son art, il va devoir maintenir ce niveau de rigueur avec Lyon, en L1 et en Ligue des champions,
pendant sept mois.
A
un détail près, il semble aujourd’hui détenir quelques points d’avance sur Barthez…
Fabien Barthez
Il a vécu une soirée difficile à Fort-de-France, encaissant deux buts face au Costa Rica avec, sur le deuxième, une sortie ratée qui pourrait lui coûter cher. Il n’a pas marqué de points dans l’esprit du sélectionneur. Lors de son dernier match en équipe de France avant sa suspension, le 30 mars à Tel-Aviv contre Israël (1-1), Barthez avait déjà été un peu court sur le centre qui avait permis aux Israéliens d’égaliser en fin de match. Mercredi, pour sa 76e sélection, il a de nouveau effectué une
sortie peu inspirée, se montrant trop court devant Fonseca sur le deuxième but des «Ticos».
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