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DOPAGE : DIX IDEES POUR LUTTER

Après un été 2006 marqué par de nombreux cas de dopage, la rédaction de La Voix des Sports a décidé d’apporter sa contribution au débat. Outre un état des lieux de la lutte antidopage aujourd’hui, nous présentons dix idées, jugées par des personnalités du sport régional, pour rendre le sport plus équitable...

DEFINITION
C'est quoi le dopage ?
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EDITO
Suspicion, non merci
Il y a des années comme ça : 1988, 1998, 2006. Des années où les cas de dopage se multiplient et marquent l’opinion publique, notamment lorsqu’ils touchent à des symboles du sport moderne...
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Dix propositions pour rendre le sport plus équitable
La rédaction de La Voix des Sports a planché sur le sujet « dopage » et a rédigé dix propositions pour rendre le sport plus équitable. Bien sûr, il s’agit simplement d’idées, dont certaines peuvent être rapidement mises en place. Les journalistes ont, eux aussi, le devoir de participer à ce débat. Mais ils ne sont pas les seuls. Tous ceux qui entendent défendre « une certaine idée du sport » doivent aujourd’hui plancher sur la question. Prévention, action, répression sont autant de domaines où il est nécessaire de s’investir.
.Nos 10 propositions

La lutte contre le dopage : un combat qui les concerne tous
Point de vue : nos propositions commentées par Philippe Lamblin, Jean-Marie Leblanc et Arnaud Tournant.
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>>> Ne pas lâcher
>>> Ce qu'en pensent nos lecteurs

Les cadences infernales dans le football
C’est une des questions préférées de nos lecteurs : y a-t-il du dopage dans le football  ? Pourquoi faudrait-il croire que le sport le plus populaire de la planète soit à l’abri du phénomène ? Il a déjà connu des cas retentissants.
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Liste des interdictions 2007 (code mondial antidopage)
>>> Consulter la liste

POINT DE VUE : la lutte antidopage, cela va devenir « Les experts »
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>>> Vers une détection visuelle des tricheurs ?

RENCONTRE : le président de l'Agence Française de Lutte contre le Dopage (AFLD)
Pierre Bordry : « Créer une autre ambiance »
Pierre Bordry, président de l’Agence française contre le dopage (AFLD), qui s’est substituée le 1er octobre au Conseil de prévention et de lutte contre le dopage (CPLD), entend « créer une autre ambiance  » pour que l’intérêt des Français pour le sport ne devienne pas un intérêt « pour le cirque  ».
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AFLD : Bilan 2005
8805

En 2005, le Conseil de prévention et de lutte contre le dopage a analysé 8805 échantillons, contre 8915 en 2004.  Parmi ces échantillons, 8753 étaient urinaires.  Les prélèvements sanguins ont augmenté, passant de 21 en 2004 à 52 en 2005 (dont 40 en prévision des Jeux de Turin).
4,1 %

Le taux de contrôles positifs en 2005 s’établit à 4,1 %, soit 338 échantillons comprenant 422 substances interdites.  En 2002, le taux de contrôles positifs était de 6,8 %.  Le cannabis (27 %) est la substance la plus fréquemment retrouvée devant les béta-2 agonistes (22,5 %) et les anabolisants (15,4 %).
97 %

C’est le taux d’échantillons positifs qui ont été prélevés à l’occasion de compétitions, ce qui démontre la nécessité d’améliorer le ciblage des contrôles inopinés hors compétitions, qui sont plus susceptibles de surprendre ceux qui se dopent.  La répartition est de 60-40 entre les prélèvements hors et pendant la compétition.
9,86 %

C’est le taux de « positifs » en 2005 pour l’haltérophilie qui mène le Top 10 des disciplines où l’on recense le plus de cas de dopage.  Suivent le cyclisme (5,43 %), le rugby (4,21 %), le football (3,27 %), l’athlétisme (3,26 %), la natation (2,88 %), le basket (2,58 %), le tennis (2,49 %), le handball (2,25 %), le ski (1,89 %)...

9 %

C’est le nombre de contrôles positifs enregistrés en 2005 pour des athlètes domiciliés dans le Nord-Pas-de-Calais.  En 2004, 16 sportifs de la région avaient été pincés, le chiffre a donc quasiment diminué de moitié en une année.  Si en 2004, la région se situait parmi les plus mauvais élèves, elle a retrouvé un rang plus studieux en 2005. ).

70 %

C’est le taux des contrôles positifs du Nord-Pas-de-Calais qui sont liés à la consommation de cannabis, qui reste la première substance incriminée dans les cas de dopage.  Il faut aussi savoir que la plupart de ces contrôles sont majoritairement effectués à l’occasion de compétitions nationales ou régionales.

HISTORIQUE EN IMAGES
(à venir)





Nos 10 propositions

1.
Alléger le calendrier, permettre aux sportifs de bénéficier de vraies périodes de repos. Faire le tri dans les compétitions de chaque fédération, lutter contre la volonté des fédérations d’instaurer de nouvelles compétitions ou de réformer (en multipliant les matchs par exemple) les anciennes compétitions.

2.
Uniformiser les sanctions sportives et financières avec un barème prédéfini pour toutes les fédérations. Ajout de sanctions financières dans ce barème.

3.
Développer les contrôles inopinés en dehors des compétitions, lors des périodes de préparation. Il semble que le contrôle durant la compétition soit de moins en moins efficace.

4.
Uniformiser les types de contrôles entre les fédérations. Pourquoi certaines n’ont-elles pas encore validé les contrôles sanguins ?

5.

Mettre en place un permis de concourir dans les grandes compétitions. Un peu sur le modèle du permis à points. Une infraction au code antidopage enlève des points à ce permis. Il faut un délai précisé pour retrouver les points. Seuls les sportifs ayant la totalité de leurs points peuvent s’aligner dans les compétitions majeures.

6.
Assurer l’indépendance de l’Agence Mondiale Antidopage face aux fédérations internationales. Peut-être faut-il aussi lui trouver de nouveaux moyens de financement ? Elle n’a pas aujourd’hui le pouvoir de sanctionner, réservé aux fédérations internationales. Ne faut-il pas donner ce pouvoir de sanction à l’AMA ?

7.
Suspendre à vie les sportifs pris en cas de récidive.

8.
Étendre les suspensions à l’encadrement, aux entraîneurs, à l’équipe, au club. Il n’est pas normal que certains entraîneurs dont les athlètes ont été convaincus de dopage puissent encore exercer. Alors que les coachs privés se multiplient, il faut assumer les risques.

9.

Réglementer les autorisations à usage thérapeutique (AUT). Un sportif devrait être en bonne santé. Sans forcément les interdire, il faudrait les limiter à des cas très précis. Peut-être faudrait-il revoir la liste des produits interdits et faire en sorte que les scientifiques s’accordent.

10.
Instaurer, par le biais de l’AMA, un contrôle longitudinal, sur le modèle français ou autre, à l’échelle internationale.