La Voix du Nord - 14/11/2007 |
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Au centre de l’échiquier trône Jean-Michel Aulas, qui a acquis une légitimité avec six titres de champion de France, un budget à 200 millions d’euros, la construction du plus grand club français actuel. Le président de Lyon pèse dans tous les débats et met la pression dans tous les dossiers, comme sur les droits télé. Il partage ainsi avec Frédéric Thiriez, le président de la Ligue, l’espoir de faire grimper le pactole à 750 M€ par an.
Cet objectif est aussi celui de tous les clubs français. En revanche, dès qu’on évoque la répartition de l’argent, le sujet fâche entre les partisans de la prime à la notoriété (Lyon, OM, PSG, etc.), et les « petits » qui ne jurent que par le sportif ou la réduction de l’écart entre les sommes attribuées au premier et au dernier.
Dans le paysage du foot français, deux alliés de circonstance peuvent aussi être rivaux dès qu’on change de sujet. MM. Aulas et Thiriez n’étaient ainsi plus sur la même longueur d’ondes lors de l’épisode du FAP (Football avenir professionnel), le mois dernier. M. Aulas avait réuni sous sa bannière le PSG, Monaco, Bordeaux, Toulouse, Lille et Lens, au nom de la défense des intérêts des « grands » de L1, ce qui allait en opposition frontale avec l’actuel fonctionnement de la Ligue ou encore celui de l’UCPF, le syndicat des clubs professionnels présidé par… Gervais Martel.
Depuis, les « petits », qui comptent un allié de poids avec l’OM, ont organisé leur défense, avec la sortie du bois remarquée du Valenciennois Francis Decourrière. On dénonce les prémisses d’une ligue fermée, la volonté d’exclure sur des critères économiques. En somme les hommes se réunissent autour de l’argent mais l’argent peut les séparer. Trop d’argent peut-il tuer l’argent ? R. G.














