La Voix du Nord - 06/02/2008 |
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Pires-Cygan, les Bleus au coeur
Déjà unis, hier, à Arsenal (notre photo), ils le sont toujours aujourd’hui à Villarreal, club émergent de la Liga. Robert Pires et Pascal Cygan rayonnent dans cette autre vie qui leur offre les saveurs fines d’un championnat au profil technique très affiné, les émotions d’une compétition volontiers débridée et bien sûr le soleil d’une côte méditerranéenne souvent resplendissante de couleurs.
Voir débarquer l’équipe de France à leur porte n’est évidemment pas un spectacle neutre pour eux qui ont la passion du jeu en bleu chevillée au corps. Le premier, exclu célèbre du système Domenech, a beau ressentir un certain vague à l’âme à l’évocation de ce match contre l’Espagne aux enjeux déjà très forts, et éprouver le besoin de préciser – « J’ai tiré un trait sur tout ça. Je me suis fait une raison. C’est pour ça que je vais bien.
Comme on dit, j’ai franchi le cap » –, son corps, son esprit, sa fibre de footballeur bleu renvoient inlassablement les mêmes vibrations.
Intenses. « Sûr que ce match, j’aurais aimé le jouer. Mais c’est le passé… » « Ici, les gens ne font pas du tout confiance à leur sélection. Ils se disent : “Oui, on a de bons joueurs, mais il nous manque encore trop de choses pour rivaliser avec la France”. Pourtant, moi, je vous dis que la “Selección” peut être l’équipe surprise de l’Euro. Une certitude : psychologiquement, on a pris le dessus sur les Espagnols grâce à nos multiples victoires et notamment celle de la Coupe du monde (3-1 en huitièmes de finale). Les journaux n’ont pas manqué d’ailleurs de mettre la pression sur Aragones. Tout le monde sait que pour espérer bâtir un projet solide, il faut commencer par battre la France. Je regarderai tout ça, tranquillement. À la maison… »
La « Selección » plus aimée que les Bleus ?
Pascal Cygan, l’ami, sera peut-être avec lui car ces deux-là ne se quittent quasiment pas, seules les misères de la Liga (l’ancien Lillois est pour l’instant suspendu et Pires a longtemps été blessé) infléchissant parfois leurs routes communes. « Si j’étais à la place des Espagnols, je traiterai les Bleus avec beaucoup de respect » souligne le grand chauve. « On ne peut pas avoir été champion du monde sans inspirer la crainte. Parfois, l’Espagne me fait penser à l’Angleterre. Les clubs, ça va. L’équipe nationale, hum… Mais les Français devront avoir l’oeil sur Fernando Torres. La saison passée, j’ai joué contre lui. Ce fut horrible ! Il sait tout faire, il va vite, il a la santé et, en plus, il marque !
Globalement, je trouve que la sélection espagnole est plus aimée que la nôtre en France. Chez nous, on est moins “mordus”. Et pourtant, l’Espagne est divisée par l’affaire Raul. Personnellement, je ne comprends pas que Luis Aragones ait rejeté Raul. C’est un immense joueur. Mais je respecte sa décision puisqu’elle s’inscrit dans une stratégie de renouveau.
La dernière Coupe du monde a marqué les Espagnols. Ils avaient beaucoup parlé avant. Mais, le jour venu, ils n’ont rien vu venir. Or, quand on a “Zizou” en face de soi, on se méfie. Il y avait beaucoup trop d’arrogance chez eux. » P. DI.
PHOTO ARCHIVES AFP
Voir débarquer l’équipe de France à leur porte n’est évidemment pas un spectacle neutre pour eux qui ont la passion du jeu en bleu chevillée au corps. Le premier, exclu célèbre du système Domenech, a beau ressentir un certain vague à l’âme à l’évocation de ce match contre l’Espagne aux enjeux déjà très forts, et éprouver le besoin de préciser – « J’ai tiré un trait sur tout ça. Je me suis fait une raison. C’est pour ça que je vais bien.
Comme on dit, j’ai franchi le cap » –, son corps, son esprit, sa fibre de footballeur bleu renvoient inlassablement les mêmes vibrations.
Intenses. « Sûr que ce match, j’aurais aimé le jouer. Mais c’est le passé… » « Ici, les gens ne font pas du tout confiance à leur sélection. Ils se disent : “Oui, on a de bons joueurs, mais il nous manque encore trop de choses pour rivaliser avec la France”. Pourtant, moi, je vous dis que la “Selección” peut être l’équipe surprise de l’Euro. Une certitude : psychologiquement, on a pris le dessus sur les Espagnols grâce à nos multiples victoires et notamment celle de la Coupe du monde (3-1 en huitièmes de finale). Les journaux n’ont pas manqué d’ailleurs de mettre la pression sur Aragones. Tout le monde sait que pour espérer bâtir un projet solide, il faut commencer par battre la France. Je regarderai tout ça, tranquillement. À la maison… »
La « Selección » plus aimée que les Bleus ?
Pascal Cygan, l’ami, sera peut-être avec lui car ces deux-là ne se quittent quasiment pas, seules les misères de la Liga (l’ancien Lillois est pour l’instant suspendu et Pires a longtemps été blessé) infléchissant parfois leurs routes communes. « Si j’étais à la place des Espagnols, je traiterai les Bleus avec beaucoup de respect » souligne le grand chauve. « On ne peut pas avoir été champion du monde sans inspirer la crainte. Parfois, l’Espagne me fait penser à l’Angleterre. Les clubs, ça va. L’équipe nationale, hum… Mais les Français devront avoir l’oeil sur Fernando Torres. La saison passée, j’ai joué contre lui. Ce fut horrible ! Il sait tout faire, il va vite, il a la santé et, en plus, il marque !
Globalement, je trouve que la sélection espagnole est plus aimée que la nôtre en France. Chez nous, on est moins “mordus”. Et pourtant, l’Espagne est divisée par l’affaire Raul. Personnellement, je ne comprends pas que Luis Aragones ait rejeté Raul. C’est un immense joueur. Mais je respecte sa décision puisqu’elle s’inscrit dans une stratégie de renouveau.
La dernière Coupe du monde a marqué les Espagnols. Ils avaient beaucoup parlé avant. Mais, le jour venu, ils n’ont rien vu venir. Or, quand on a “Zizou” en face de soi, on se méfie. Il y avait beaucoup trop d’arrogance chez eux. » P. DI.
PHOTO ARCHIVES AFP














