L'actualité sportive :
du :
    • Accueil >
      • Euro 2008
      • >
      • Pas de clémence pour Domenech, l’homme qui allume des mèches
 
La Voix du Nord - 05/09/2007
Imprimer l'article
 Pas de clémence pour Domenech, l’homme qui allume des mèches
 En inscrivant son 40ebut, Henry n’est plus qu’à un but du record de Michel Platini. PHOTO AFP
La commission d’appel de l’UEFA n’a pas cillé : Raymond Domenech est bien suspendu de banc et de vestiaire pour le match Italie - France, samedi à Milan, pour avoir trop parlé... et de façon inconsidérée. Faute de preuves concernant ses accusations sur un arbitre, le sélectionneur est prié de rester en tribune. Un handicap évident et une mauvaise publicité pour le football français.

À CLAIREFONTAINE, PAR PIERRE DIÉVAL
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP
C’est plus fort que lui. Il faut qu’il pourfende, qu’il polémique, qu’il dérape, qu’il s’égare. Raymond Domenech a ça dans les gènes. Mais aujourd’hui il se retrouve, tel l’arroseur arrosé, dans une position, quoi qu’il en dise, inconfortable et fortement préjudiciable pour l’équipe de France, à trois jours d’un Italie - France capital en terme d’image.
DCar, balayant d’un revers de manche ses arguments – trop légers pour étayer une quelconque défense dans le dossier de « l’arbitre téléguidé de 1999 » (match Italie - France espoirs) –, la commission d’appel de l’UEFA n’a pas jugé bon de revenir sur la décision prise en première instance, se bornant à l’exonérer de l’amende de 6 000 euros. Le sélectionneur des Bleus devra donc dispenser son savoir et ses conseils à distance, samedi.

Domenech aurait mieux fait de se taire

Interdit de banc et de vestiaire pour avoir lancé une attaque gratuite, au coeur de l’été, sur l’arbitre portugais M. Cardoso, en relation avec un événement vieux de huit ans dont se demande encore ce qu’il pouvait changer au cours de l’histoire, le patron de la sélection ne sort vraiment pas grandi de l’affaire. Il est clair que le Raymond au caractère bien trempé et aux attitudes volontiers provocatrices aurait mieux fait se taire plutôt que d’amplifier, de façon très maladroite, le caractère particulier de ces deuxièmes retrouvailles depuis le 9 juillet 2006 entre la France et l’Italie ; ce qui a eu pour effet d’offrir à la Squadra un aiguillon idéal pour soigner sa motivation et celle de son public.
À son retour de Nyon, en Suisse, Raymond Domenech opta pour un humour éculé et des attitudes en tout cas éloignées de celles d’un grand chef : «  Je n’ai pas de réaction. Il y a une décision qui est tombée. Pour le reste, je vous renvoie à Gainsbourg et à sa chanson  No comment. Et ensuite, vous pouvez ajouter “affirmatif” ! J’ai dit ce que je pensais devoir dire. On a été écoutés puisqu’on m’a enlevé l’amende. Maintenant, ce qui compte, c’est Italie - France. Il y a le match. Je serai dans la tribune. On va gérer la situation sans oreillettes ni SMS car je n’aime pas ces trucs-là. Avec le staff, on fonctionnera par transmission de pensée (sourires). Au moins là, il n’y a pas de fil ! » Et à Franck Ribéry qui avait avoué, sincère, « qu’il était dommage que le coach ne puisse être dans le vestiaire », l’accusé lâcha, impavide : « Il trouvera d’autre points d’appuis auprès des anciens. » Pourvu qu’il n’ait pas à le regretter !
 
Nos autres sites :