La Voix du Nord - 07/09/2007 |
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Ribéry : « Je n’arrive pas à me gérer »
Demain soir à Milan, il sera l’un des hommes de base de l’équipe de France. Devenu incontournable depuis un an au sein de la sélection, Franck Ribéry croque dans la vie à pleines dents, surfant sur toutes les vagues avec un égal bonheur. Hier à l’OM, aujourd’hui au Bayern Munich, il est bien partout.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP
À Munich, il fait un tabac. Sa spontanéité, sa générosité, son talent ont vite conquis la ville, le club et bien sûr l’Allianz Arena, le fief du Bayern. Car là-bas non plus, Franck Ribéry n’a pas calculé. Il est allé droit au but avec son coeur, son envie et ses dribbles chaloupés. Mais en débarquant, lundi, à Clairefontaine, le Boulonnais a vite tourné la page allemande de sa nouvelle vie. Le lendemain, lors de sa venue au point presse, il consentit juste à lancer aux journalistes présents un « Wie gehts ? » (« Comment ça va ? ») en forme de clin d’oeil. Pour le reste, Ribéry ne veut penser qu’à Italie - France.
« Comment voulez-vous qu’on n’y ait pas pensé depuis longtemps à ce match ? Même si je ne suis plus en France, il y avait tous les jours auprès de moi Luca Toni (l’avant-centre de la Squadra qui est aussi son partenaire au Bayern) ! Entre nous, il n’y a pas eu vraiment d’intimidation. On est là pour jouer un match important. Il faut faire abstraction de tout ce qui s’est dit auparavant. Ne jouons surtout pas ce match avant de l’avoir entamé. Il faut aller là-bas sereinement en se disant que si la France prend au moins un point, ce sera déjà très bien, surtout si on confirme ensuite contre l’Écosse (mercredi prochain à Paris). On n’a pas peur. On est prêts à faire ce combat. Et puis, c’est quand même l’équipe de France ! Ce ne sera pas facile mais on ne lâchera rien. »
« Je ne vais pas changer »
Franck Ribéry a toujours son franc-parler, ses mots, ses attitudes de gamin qui s’est fait tout seul, sur le tas, contre vents et marées. Quand il confie par exemple « que le coach est très important avec nous, même si on ne l’entend pas forcément sur le terrain quand il nous crie quelque chose », en faisant allusion à la suspension de banc et de vestiaire de Raymond Domenech, il convient donc de le croire. Mais sa nature généreuse reprend aussitôt le dessus : « Maintenant, il faudra faire avec les joueurs qui ont une grosse expérience. Et Pierre (Mankowski, l’adjoint de Domenech) sera là aussi. En tout cas, je ne vais pas changer ma façon de jouer. Mes adversaires ont beau être plus durs avec moi, j’aime toujours autant percuter. C’est mon style. Je me sens bien dans ce rôle. Parfois, je me dis que je pourrais rester tranquille, dans l’attente des ballons. Mais je n’arrive à me gérer. Il faut que j’aille de l’avant !
À Milan, les supporteurs italiens seront excités. Ce n’est pas grave. Au contraire, ça va nous motiver. » Cri du coeur !














