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La Voix des Sports - 10/09/2007
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Maintenant, il faut impérativement battre l’Ecosse !
Italie - France

 Ribéry et les Bleus n’ont pas caché leurs ambitions en Italie. Milan (envoyé spécial). – C’est forcément une bonne affaire, même si on a le sentiment que le bilan aurait pu être encore meilleur. Car, dans un match très tactique, que les Français gérèrent de façon lucide, voire sereine en dépit de la pression ambiante et des quelques piques italiennes –trop épisodiques en fin de compte pour créer un déséquilibre– il y avait sûrement la place pour une issue plus favorable. Mais si elle afficha de la cohérence, du sang-froid, de l’autorité –en un mot un sens aiguisé des responsabilités– l’équipe de France manqua globalement de solutions offensives de nature à valoriser sa démarche.


« Plus on avançait dans la rencontre, plus on se disait qu’il y avait des possibilités de contre » confia Florent Malouda. «  Mais on avait tellement le souci de préserver au moins ce nul, d’aller chercher quelque chose de positif sur le plan arithmétique, qu’inconsciemment, on verrouillait quand même nos arrières ». De quoi corroborer l’impression générale, à savoir que les Bleus eurent un comportement adulte face à cette Italie plus souvent confuse, compliquée dans ses intentions premières que claire, décisive, séduisante, mais qu’ils n’allèrent peut-être pas assez au bout de leurs idées, à l’image d’un Thierry Henry inefficace dont quasiment toutes les prises de décision et les raids se révélèrent improductifs.


Pour autant, les chiffres parlent et au terme de leur huitième match, les hommes de Raymond Domenech disposent de dix-neuf points avec une différence de buts de + 13 et désormais un « goal-average » particulier avec l’Italie excédentaire. En soi, ce n’est sans doute pas encore un élément déterminant. En revanche, stratégiquement, ils ont bien avancé en allant contrer l’Italie sur ses bases, alors que se profile déjà la fin du cycle des éliminatoires. Dans un rapport de forces à quatre (avec l’Ukraine), cet acquis-là a du poids.

Cueillir les fruits de San Siro

En prenant de la hauteur sur les événements, on se dit même que les Bleus ne sont peut-être plus très loin d’une qualification, s’ils battent, par exemple, les Ecossais, mercredi. La clé est bien là.


En cas de dénouement positif, la France effectuerait non seulement un bond significatif au classement par rapport à son futur rival, la victoire des Ecossais, samedi, devant la Lituanie (3-1) ayant ramené l’écart entre les deux équipes à un seul point, mais un succès lui donnerait aussi un confort appréciable sur un plan général compte tenu des perspectives rassurantes que génèrent les épisodes ultérieurs (Îles Féroé et Lituanie). Bref, c’est mercredi qu’il faudra cueillir les fruits de ce nul de San Siro, témoignage parfait des bons équilibres français mais aussi des limites italiennes du moment.

Pierre DIÉVAL
Photo AFP

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