La Voix des Sports - 10/09/2007 |
![]() |
LANDREAU (6). – Le doute n’est plus permis. Mickaël Landreau est plus qu’un anonyme numéro deux. Par son calme, son sang-froid et sa sûreté de prises de balles, le gardien parisien se montra irréprochable. Il refroidit un des rares tirs italiens de Camoranesi.
L. DIARRA (8). – Il n’aime pas, paraît-il, le poste d’arrière droit mais, samedi, il y fut remarquable, muselant Del Piero et allant même au-delà de son rôle défensif. Une autorité qui s’affirme.
THURAM (7). – On a retrouvé le Lilian de la Coupe du monde, sûr, combatif, imperturbable, parfois rude. Un gros match défensif qui ne l’empêcha pas de sortir de ses bases.
ESCUDE (6). – Son jeu de tête et son amour du jeu propre lui valurent de réaliser un match plein. Une seule mésentente aérienne avec Thuram, qu’il n’avait il est vrai jamais côtoyé dans l’axe.
ABIDAL (6). – On peut compter sur lui pour fermer les angles, anticiper et aller au contact. Le nouveau Barcelonais ne se dégonfla jamais.
RIBERY (7). – Ce n’était pas un match simple pour lui. Trop peu d’espaces, trop peu d’angles d’attaque. Pour autant, il se distingua par quelques redoutables accélérations. L’attaquant français qui osa le plus. Auteur d’un enchaînement très pur avant la pause. Remplacé par TOULALAN (86e).
VIEIRA (7). – Dans l’impact, dans la gestion du jeu défensif, dans la conduite du jeu, il fut énorme. Sa rage de jouer et de contrer fut un atout déterminant.
MAKELELE (6). – En retrait par rapport à son collègue défensif. Mais il se rendit utile en grattant beaucoup de ballons défensifs.
MALOUDA (5). – Moins fluide, moins percutant que dans un passé récent. Il apporta néanmoins sa contribution aux travaux de verrouillage français.
ANELKA (6). – Par ses courses croisées, ses poussées franches, il fit planer une menace sur la défense italienne, sans jamais, cependant, aller au terme de ses actions.
HENRY (4). – Mal inspiré, mou, il évolua très loin de son registre. Il donna quand même un bon ballon de but à Anelka en deuxième mi-temps.
Sifflée à sa sortie, l’Italie n’a guère convaincu. Elle n’a surtout pas apporté la preuve de son aptitude à assumer son statut de championne du monde. Un jeu trop monocorde, trop dépendant d’un seul homme, PIRLO, très bon, très fiable. Dans les buts, BUFFON assura l’essentiel. Quant à CANNAVARO, il gagna quasiment tous ses duels avec Henry. Pour le reste, un grand désert…














