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La Voix du Nord - 14/09/2007
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EURO 2008 Suspense garanti pour les Bleus jusqu’au dernier voyage à Kiev
En cédant une fois de plus face à l’Écosse, l’équipe de France s’est mise toute seule dans la difficulté. Les causes de cet échec sont multiples mais il faut d’ores et déjà se projeter sur la suite et se dire, pour se donner du moral, qu’avec trois victoires dans les trois derniers matchs programmés, les Bleus sauveront l’essentiel. Est-ce possible ?

PAR PIERRE DIÉVAL

sports@lavoixdunord
.fr PHOTO AFP


La déception et l’incompréhension qui en découlent naturellement n’ont pas fini de submerger les esprits au lendemain de la défaite des Bleus face à l’Écosse. Car voilà un match que l’équipe de France devait gagner et qu’elle aurait d’ailleurs pu remporter au regard de son jeu, plutôt cohérent dans l’ensemble – même s’il y eut des failles dans la relation milieu-attaquants –, et bien sûr de ses occasions.


Ce qui n’a pas marché Une équipe qui ne marque pas a toujours tort. Cette vérité, vieille comme le monde, aura servi une nouvelle fois de pivot à la soirée.
Car les Bleus se montrèrent totalement improductifs. En raison d’une incapacité à contourner le mur érigé par leurs adversaires, mais aussi à un manque de maîtrise dans le dernier geste, le dernier contrôle. Il y eut souvent, dans ce match, de l’impuissance dans l’approche française.
La faute à un schéma en 4-4-2 pas adapté aux circonstances (à l’aller, la même formule avait produit les mêmes effets), à certains décalages dans le jeu, la neutralité de Trezeguet synthétisant à elle seule toutes les limites du système. En outre, Vieira, en surrégime, erra comme une âme en peine. Quant à Landreau, il n’est pas exempt de reproches sur le but ; au même titre que le milieu français, passif à la retombée du ballon.

Les chiffres
Le simple fait que la France ne soit plus aujourd’hui en position de se qualifier (elle reste à 19 points, tandis que l’Écosse, première, passe à 21, et l’Italie, deuxième, à 20) témoigne de l’ampleur de l’onde de choc.
Pour autant, rien n’est figé. Les Bleus savent qu’il leur faut désormais gagner leurs trois matchs (aux îles Féroé, devant la Lituanie et en Ukraine) pour aller à l’Euro. Une perspective rendue possible par le contenu du calendrier et notamment le futur affrontement entre l’Écosse et l’Italie duquel sortira soit un nul, soit une défaite pour l’un ou l’autre.
Quel que soit le cas de figure, concernant ce match, les Bleus passeraient avec l’un de leurs adversaires directs, grâce à leur gain maximum. Autre éventualité de nature à favoriser les desseins français : que l’Italie (Géorgie, îles Féroé) ou l’Écosse (Ukraine, Géorgie) laissent des plumes au-delà de leur choc frontal.

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