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La Voix du Nord - 16/10/2007
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Makelele, Landreau, Toulalan : le retour au nid des Canaris
ÉQUIPE DE FRANCE
 Pour Raynald Denoueix qui était parti le chercher à Brest, Claude Makelele personnifie la philosophie du jeu à la nantaise . Formés à Nantes, Claude Makelele, Mickaël Landreau et Jérémy Toulalan vont voir ressurgir de vieux souvenirs, demain à Nantes contre la Lituanie avec l’équipe de France (21 heures), en foulant de nouveau la pelouse de La Beaujoire, terrain de leurs premiers exploits.
> Claude Makelele. – Le milieu de Chelsea est sans doute l’un des plus illustres élèves de la fameuse école nantaise, avec les trois champions du monde et d’Europe Marcel Desailly, Didier Deschamps et Christian Karembeu. Même s’il lui a fallu un exil en Espagne et ses passages au Celta Vigo (1998-2000) et surtout au Real Madrid (2000- 2003), pour gagner ses galons d’indispensable clé de voûte de l’équipe de France (soixante-deux sélections), ses qualités sautaient aux yeux dès le plus jeune âge.

« On a tout fait pour le récupérer, confie Raynald Denoueix, lui qui est à l’origine de la venue à Nantes en 1991 de Makelele, 17 ans, alors qu’il dirigeait le centre de formation du club. Il évoluait à Brest, il avait joué contre nous et il avait marqué. On ne pouvait pas deviner qu’il ferait cette carrière immense. C’est vraiment en Espagne que l’on s’est rendu compte de son niveau. À Madrid, il était dans l’un des meilleurs clubs du monde, et quand il est parti il y a eu un trou. » « Maké » aura tout de même passé six saisons en Loire-Atlantique, avec à la clé le titre de champion de France remporté en 1995 sous les ordres de son maître à penser et à jouer, Jean-Claude Suaudeau.

> Mickaël Landreau. – Surdoué et rapidement surclassé avec des débuts en Ligue 1 à seulement 17 ans, Landreau laisse à Nantes le souvenir d’un leader de vestiaire. L’actuel portier du Paris SG avait ainsi été le véritable patron de l’équipe championne de France en 2001 et victorieuse deux années de suite de la Coupe de France (1999 et 2000).
« Je lui ai donné le brassard de capitaine, se remémore Denoueix. Il avait la maturité et le caractère. C’est quelqu’un qui s’implique pour les autres. Il a la chance d’être sûr de lui et est capable de prendre en charge un groupe. » Des qualités qui lui ont également valu de nombreuses critiques en 2004 lors de l’éviction du poste d’entraîneur de Loïc Amisse, dont il avait publiquement mis en doute les compétences.

>Jérémy Toulalan. –
Ce qui reste de la carrière nantaise du milieu de terrain lyonnais, c’est un sentiment et un goût d’inachevé, le joueur étant trop jeune pour avoir connu l’âge d’or d’un club qu’il a quitté à seulement 23 ans. « On aurait aimé le garder plus longtemps, regrette ainsi Denoueix. À Nantes, c’est l’éternelle histoire. Ces joueurs ne restent pas longtemps chez nous et cela affaiblit forcément l’équipe parce que l’on ne peut pas les remplacer par d’autres internationaux. Avec Landreau, il fait partie des deux dernières grosses pointures à nous avoir quittés. » Même si ses années nantaises ont correspondu aux pages blanches de l’histoire des Canaris, Toulalan a su perpétuer l’héritage de Makelele dont il est devenu le remplaçant naturel en sélection. •
 
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