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La Voix du Nord - 17/10/2007
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Il faut d’abord battre la Lituanie
EURO 2008 L’équipe de France se doit de prendre trois points avant d’envisager son ultime étape, sans doute décisive, le 21  novembre, en Ukraine
 Deux fois buteur aux Féroé, Karim Benzema (ici face à l’Autriche en mars) devrait débuter la rencontre au côté de Thierry Henry surle front de l’attaque tricolore. À Nantes, les Bleus ont eu tout le loisir d’effacer les fatigues d’un voyage au long cours aux Féroé, et de peaufiner leur stratégie pour clore le premier chapitre automnal de leur mission vers l’Euro 2008 sur une autre victoire face à la Lituanie. Mais ils savent que tout se jouera vraisemblablement à Kiev où, là aussi, il faudra gagner.

PAR PIERRE DIÉVAL sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP

Et si les Bleus avaient besoin de se faire peur pour être bons ? Bien plus que le rocambolesque et périlleux épisode de leur expédition vers Torschavn et ses sarcasmes climatiques, c’est surtout le contexte sportif dans lequel les hommes de Raymond Domenech baignent depuis leur défaite devant l’Écosse qui peut être considéré comme une source de motivation majeure chez eux. Le dos au mur, fragilisés par leurs propres carences offensives et donc condamnés, pour espérer accrocher l’une des deux places qualificatives pour la phase finale du rendez-vous de l’été prochain en Suisse et en Autriche, de gagner leurs trois derniers matchs, ils savent que leur marge de manoeuvre est étroite ; que là-haut, sur leur fil, ils risquent à tout moment la chute. Mais ne faut-il pas voir justement dans cette position précaire qui leur confère un statut de candidats potentiels à l’échec, les raisons essentielles de leur volonté d’aller coûte que coûte au bout de l’histoire ?


Pas de garantie

Si les Lituaniens tombent à leur tour, ce soir à Nantes, ce qui ne surprendrait personne, les Bleus auraient trois points de plus au compteur, soit le pactole espéré dans la foulée du 6-0 de Torschavn, et l’assurance de détenir toujours leur destin entre leurs pieds. Pour autant, leur deuxième place (l’Italie ne jouant pas ce soir, la France sautera mécaniquement d’un cran en cas de victoire) ne leur garantirait encore rien.
Homme de défis qui n’aime rien tant que ces situations de rupture aux limites de l’insupportable où la fierté, l’amour propre et la volonté de ne pas céder quoi que ce soit, en dépit des réticences ambiantes, constituent à ses yeux les meilleurs antidotes possibles, Raymond Domenech évolue sans trouble apparent. « C’est en marche. L’avenir nous appartient. On a encore deux matchs à jouer. Préparons-nous à faire ce qu’il faut » disait-il, dimanche, au moment de quitter les îles Féroé, ajoutant pour rassurer son monde quant à la faculté de récupération de ses joueurs après les turbulences du voyage vers le grand Nord : « Si on évacue bien toutes nos fatigues, ça ne devrait pas avoir d’incidences ».
Dans la douce tranquillité de la campagne nantaise, au contact d’un public joyeux et de repères connus, les Bleus n’ont pas semblé, en tout cas, affectés par les dures épreuves rencontrées dans les airs. Lentement mais sûrement, ils se sont fondus dans leur nouvelle mission. Pas insurmontable là non plus mais tellement importante. •
 
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