La Voix du Nord - 17/11/2007 |
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EURO 2008
L’Écosse et l’Italie ont le destin des Bleus entre les mains

L’Écosse doit gagner ce soir (19 h) à Hampden, en match qualificatif pour s’assurer une place pour son premier Euro depuis 1996, alors que l’Italie ne peut pas se permettre de perdre si elle ne veut pas être absente deux ans après un sacre mondial, comme en 1984. Si l’issue d’un combat qui concerne aussi la France, est plus incertaine qu’elle ne l’aurait été il y a quelques années, les Italiens gardent les faveurs des pronostics.
La pression. – « Elle sera entièrement sur l’Italie », assure l’ex-international écossais, Graeme Souness. Rien n’est moins sûr. Après un excellent parcours, une élimination à domicile serait une terrible déception pour les Écossais et un échec pour les joueurs. Quand ils se sont retrouvés en position de toucher du doigt la qualification, en Géorgie le mois dernier, les Écossais ont flanché contre toute attente (0-2). De son côté, la Squadra Azzura est l’équipe la plus solide du monde quand il s’agit d’aborder des matchs dos au mur. « La plupart d’entre nous sont habitués à gérer une telle pression et à jouer des matchs aussi délicats et importants », rappelle le défenseur Gianluca Zambrotta.
Le stade. – Les Écossais insistent sur le fait que l’Italie n’a jamais gagné à Hampden. Mais ils n’y ont plus perdu non plus depuis 1965 (leur seule défaite en neuf duels) et en ont ramené depuis deux nuls (1992 et 2005). Les Écossais comptent sur une ambiance incandescente, qui avait ébranlé les Français. Mais les Italiens sont habitués aux accueils hostiles. Les Écossais ont certes remporté leurs cinq matchs à domicile lors de cette phase de qualification, mais Hampden est tout sauf une forteresse. La Biélorussie y avait gagné lors des éliminatoires du Mondial 2006. L’Écosse n’est certes plus la même. Mais l’Italie n’est pas la Biélorussie .
À quel match s’attendre ? – Aucune des deux équipes ne se jettera à l’abordage. Les Italiens savent qu’un nul les qualifie virtuellement (lire ci-dessous). L’entraîneur écossais Alex McLeish a insisté sur l’importance de ne pas concéder un but d’entrée. Des deux côtés, on tentera d’imposer un énorme pressing et un gros défi physique pour faire perdre son calme à l’adversaire. La bataille du milieu sera cruciale, avec notamment la bagarre de la récupération entre Barry Ferguson et Darren Fletcher d’une part, Gennaro Gattuso et Massimo Ambrosini de l’autre.
PHOTO AFP
ÉCOSSE - ITALIE, ce soir (19 h).