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La Voix du Nord - 18/11/2007
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L’Italie gagne et envoie les Bleus à l’Euro
FOOTBALL Les champions du monde sont allés chercher leur qualification en Écosse (1-2), et du même coup ont permis aux Français de les accompagner

 Pirlo, Gattuso, Toni et les Italiens exultent: les champions du monde ne revivront pas la désillusion de 1984 où, vainqueurs du Mondial deux ans plus tôt, ils avaientmanqué l’Euro.

Au bout du suspense, les Italiens l’ont emporté… à l’italienne (2-1), se qualifiant pour la phase finale de l’Euro 2008 et offrant le deuxième billet du groupe B à la France qui se déplacera mercredi en Ukraine pour un match sans enjeu. L’Écosse, elle, est éliminée.


Les hommes d’Alex McLeish, qui ont conclu leur parcours en qualifications hier, étaient condamnés à la victoire pour se qualifier à coup sûr mais pouvaient se contenter d’un résultat nul pour rêver à une éventuelle qualification en cas de défaite des Bleus mercredi en Ukraine.


Finalement, et malheureusement pour elle, l’Écosse pourra suivre la rencontre de mercredi sans stress, puisque l’ancien Monégasque Christian Panucci a mis un terme à leurs ambitions en marquant à la dernière minute le but victorieux des Transalpins, alors que les Écossais étaient parvenus à refaire leur handicap, concédé dès la deuxième minute sur un but de Luca Toni.


L’Écosse, qui ne peut plus rejoindre la France et l’Italie, achève sur une terrible déception une campagne qui l’a vue battre deux fois les Bleus (1-0) et peut se mordre les doigts de n’avoir pas su l’emporter en Géorgie lors de la journée précédente (défaite 2-0).


Le sélectionneur écossais regrette également une décision « bizarre » du juge de touche qui offre le coup franc décisif aux Azzurri : «  Comment le juge de touche peut-il donner ça ? Hutton a le contrôle du ballon et le gars le déséquilibre. Comment cela peut-il donner un coup franc pour l’Italie ? C’était une décision effroyable. Je préfère ne pas trop en dire parce que j’aurais des problèmes. Nous ne méritions pas de perdre ce match. » Grâce à leurs meilleurs ennemis – Domenech n’a cessé d’alimenter le contentieux depuis la finale de la Coupe du monde perdue face à l’Italie –, les Tricolores s’évitent donc un déplacement délicat en Ukraine mercredi, qui ne sera finalement qu’un deuxième « match amical » quatre jours après celui disputé face au Maroc au Stade de France (2-2).

Domenech, homme à succès

« C’est un soulagement, confirme Jean-Pierre Escalettes, président de la FFF. Un sentiment de joie. J’avais peur que cette équipe, avec son potentiel, soit frustrée par la roulette ukrainienne. Depuis le Mondial, nous avons réussi à amalgamer deux générations, celle des anciens avec celle des Ribéry, Malouda, plus une troisième avec les Nasri, Ben Arfa, Benzema. Je suis content qu’on n’aille pas jouer en Ukraine dans cette atmosphère malsaine (Oleg Blokhine, le sélectionneur ukrainien, a déclaré qu’il serait heureux si son équipe éliminait la France). »

Gérard Houllier, récemment nommé directeur technique national, a tenu, lui, à rendre hommage à Raymond Domenech, l’homme de deux campagnes qualificatives couronnées de succès (Mondial 2006, Euro 2008). « Le succès des Italiens n’enlève rien au mérite de Raymond Domenech. Ça fait deux campagnes qualificatives réussies pour lui. » Et l’ancien coach de Liverpool et de Lyon d’être soulagé à son tour de ne pas jouer la qualification en Ukraine. « C’est bien d’être qualifiés avant d’aller en Ukraine, car on ne sait jamais ce qui peut se passer quand ça se joue sur un dernier match. Mercredi, ce sera peut-être le dernier match d’Oleg Blokhine. Ses joueurs auraient voulu faire un résultat contre la France. »

La qualification française fut longue à se dessiner – la faute aux deux défaites contre les vaillants Écossais –, et n’est pas sans rappeler la campagne qualificative au Mondial 2006 qui faillit bien tourner court, avant de mener les Bleus jusqu’à une finale perdue face à… l’Italie.


La Squadra qui a mis un terme à l’aventure de la bande à « Zizou » offre cette fois à celle des Nasri, Benzema et autre Jérémy Toulalan, l’occasion de se frotter au très haut niveau. Encore merci ! •  

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