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La Voix du Nord - 04/09/2007
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La France s'expose mais évite la casse face à la Pologne
Hier, la Pologne a joué le match de sa vie. Physiquement contestés dessous, pas à l’aise dans leur défense individuelle, les Bleus ont pourtant fait front, ensemble, et passé l’obstacle pour remporter leur premier match de l’Euro. Mais face aux Italiens, ce soir, ce sera une autre histoire.

À ALICANTE, PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP
À chaque jour suffit sa peine. Hier, face à l’adversaire le moins dangereux de leur groupe, les Français avaient pour mission de se lancer.
Contrairement, à leur dernier Euro en Serbie, en 2005 (défaites contre la Grèce puis la Slovénie), ou au mondial japonais, l’an dernier, contre l’Argentine, ils n’ont pas dévalé dans le piège d’une équipe au gros coeur. Devant à une seule reprise (36-35, 21e), la Pologne les a chahutés jusqu’au bout (55-60, 31e ; 64-70, 39e) mais l’essentiel est sauf. « Je suis très content », répète Claude Bergeaud. Soulagement manifeste.
À la mi-temps, le sélectionneur avait utilisé 11 joueurs, soit tout son monde à l’exception de Florent Piétrus ! Celui-ci s’était bien échauffé mais le sélectionneur a préféré ménager sa cuisse. Idem pour Parker, Diaw, Weis, cadres gérés au fil du match en vue d’une lourde quinzaine (9 matchs, finale comprise). Mais l’intensité défensive de l’intérieur antillais a manqué aux Bleus, enfoncés dessous notamment par Wojcik (19 points à 8/10), toujours vert (37 ans). Le sélectionneur avait certes choisi de fermer l’extérieur – avec succès – mais tout de même : « Je ne m’y attendais pas ! Il fallait être plus denses physiquement. »
Malgré des tirs à trois points pris en confiance (17 à la mi-temps et un joli 41 % au final) et notamment au buzzer, l’attaque, déséquilibrée, ne lui a pas convenu davantage : « Si elle est si mauvaise, c’est qu’on n’a pas développé notre jeu de passes, on fait toujours trop de dribbles. Je suis inquiet si on persiste : on a besoin d’un jeu où on fait se déplacer l’adversaire. »

« Une marche à la fois »

Malgré tous ces défauts, la France ne s’est pas désunie. Elle a, au contraire, cheminé tranquillement dans l’adversité, faisant valoir, autour d’un Tony Parker jamais libre de son jeu comme en NBA et qui a pris quelques coups au passage, sa valeur groupe. La pression exercée après la pause par Kirksay ou Diawara, dont l’agressivité relança la machine bleue (44-52, 27e), laissa finalement les Polonais sur les rotules. « On les a peut-être pris à la légère, avoue l’ailier des Denver Nuggets. Mais en deuxième période, on a fait du bon boulot, on a été plus agressifs, on a essayé de les faire sortir de leur zone à 3 points. On ne s’est pas fait peur car c’était plus à cause de nous que d’eux. Mais une marche à la fois. » Contre l’Italie, la marche à franchir ressemblera davantage à un escalier ! Surtout après le dénouement d’hier soir (défaite des Italiens 69-68 in extremis).

POLOGNE - FRANCE : 66-74 (18-22, 32-35, 53-60).

– POLOGNE : 26 paniers sur 55 tirs dont 4/19 à 3 pts, 10/17 LF, 36 rebonds (Dylewicz, 8), 9 passes décisives (Dylewicz, 4), 15 balles perdues.
Pluta 6, Koszarek 5, Woloszyn 3, Dylewicz 8, Wojcik 19 ; puis Witka, Kitzinger 7, Szewczyk 12, Frasunkiewicz 6, Skibniewski.

– FRANCE : 27 paniers sur 65 tirs dont 11/26 à 3 pts, 9/14 LF, 32 rebonds (Gomis, Diawara, Parker, Kirksay, 4), 14 passes décisives (Parker, Gomis, 4), 7 balles perdues.
Parker 16, Gomis 9, Kirksay 12, Diaw 10, Weis 2 ; puis Turiaf 7, Diawara 10, Sangaré, Ferchaud 3, Giffa 3, Badiane 2.
 

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