La Voix du Nord - 07/09/2007 |
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Tony Parker : « Il ne faut pas se prendre la tête avec notre attaque »
La France est-elle dépendante de Tony Parker ? Le meneur des Spurs ne le pense pas. Pour le deuxième tour, dès demain contre l’Allemagne, à Madrid, il compte sur la défense des Bleus.sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP
Avec 25,7 points par match, Tony Parker est le leader offensif attendu par les Bleus. Deuxième marqueur du premier tour, derrière l’Allemand Dirk Nowitzki (29 points) et devant l’Espagnol Pau Gasol (23,7), le meneur des Spurs cache les lacunes d’une France qui souffre de son attaque. Jeu de passes trop pauvre (14 contre la Pologne, 5 contre l’Italie, 3 face aux Slovènes), impression de récitation. Le triple champion NBA ne pourra pas toujours assumer 38 % de la marque à lui seul…
– Tony, quel bilan irez-vous du premier tour ?
« Un premier match de championnat d’Europe, c’est toujours difficile à négocier mais on l’a quand même gagné (74-66, contre la Pologne). Après, l’Italie a été une grosse victoire, un match de référence (69-62). Et contre les Slovènes, les trois premiers quarts-temps où on prend 15 points d’avance, on faisait un très bon match mais on laisse filer par manque, peut-être, de concentration. On s’est énervé, on a oublié de faire les choses importantes qui nous avaient donné cette avance (défaite 66-67). Sur le dernier quart-temps, on était peut-être trop prévisibles on n’a pas joué assez dur. Ils ont marqué beaucoup de paniers en contre-attaque, notre repli défensif n’était pas bon. Il faut retenir les leçons mais on a laissé passer une opportunité d’avoir une bonne avance pour la deuxième phase. »
– Les autres « gros » ont aussi perdu, ça vous rassure ?
« Il ne faut pas regarder les autres. Sinon tu commences à faire des calculs et ça risque de se retourner contre toi. Il faut se concentrer sur nous, les progrès qu’on a à faire en équipe et ne surtout pas laisser cette défaite nous affecter. On va dire qu’on a brûlé notre joker et il faut gagner le plus de matchs à Madrid. »
– À commencer par l’Allemagne de Nowitzki… « Nowitzi, c’est une grosse partie de l’équipe. Si tu l’arrêtes, tu as déjà fait un pas en avant mais il faut faire attention aux autres aussi. L’Allemagne a gagné des médailles, le bronze au championnat du monde, un championnat d’Europe, elle sait ce que c’est que les gros matchs. »
– La France a du mal à s’adapter au jeu européen, avec des fautes, des provocations….
« C’est vrai, les Slovènes ont fait des grosses, grosses fautes, on n’a pas su bien réagir. Au lieu de répondre “basket”, on s’est déconcentrés, énervés. »
– L’équipe est-elle capable de jouer un basket “européen”, d’oublier un peu ses qualités athlétiques, sa percussion ?
« Contre les Slovènes, on aurait dû plus gérer, jouer plus lentement. Quoique, on a attendu chaque fois jusqu’à 6, 7 secondes. Avec 10 points d’avance, tu te demandes si tu dois jouer plus vite ou ralentir. Mais on perd le match par le manque de concentration et par la défense. Il faut essayer de progresser sur cette concentration, avoir moins de hauts et bas en défense, sur les fins de matchs et sur l’attaque, trop prévisible. On doit faire plus tourner la balle et que d’autres prennent des initiatives. »
– Vos partenaires se débarrassent-ils parfois du ballon vers vous ?
« Non, ce n’est pas qu’ils se débarrassent du ballon, c’est la suite des systèmes, ils sont faits pour terminer souvent sur moi. Mais il faut y faire attention, qu’eux soient agressifs aussi, qu’ils attaquent un peu plus tôt et que parfois ils m’oublient. Mais on n’a pas besoin de se prendre la tête sur l’attaque. Elle restera toujours un problème, on n’a pas de marge. Pour nous, la seule façon de gagner, c’est de défendre. »














