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La Voix du Nord - 07/09/2007
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CHAMPIONNAT D’EUROPE DE BASKET-BALL
Dirk Nowitzki, le grand blond qui agite les idées des Bleus»
Photo AFP Cet après-midi (16 h 30), la France entame le deuxième tour face à l’Allemagne portée par sa star Dirk Nowitzki. Comment jouer contre le «  MVP » (meilleur joueur) de la NBA ? Les Français, qui ont besoin d’une victoire pour sécuriser la route des quarts de finale, n’ont pas de plan mais des idées.
À MADRID, PAR SANDRINE ARRESTIER
sports@lavoixdunord.fr
PHOTO AFP

« La première fois que j’ai vu Nowitzki jouer, c’était à l’Euro 2001, en quarts de finale, j’avais une belle place… sur le banc. Il avait marqué 30 ou 32 points. » 32 exactement, en prenant 21 des 46 shoots allemands qui éliminèrent la France (77-81)... Depuis, Tony Parker a fait plus ample connaissance avec Dirk Nowitzki (31 ans, 2,13 m). Le gamin a serti sa troisième bague de champion NBA, en juin, d’un titre de «  MVP » de la finale. Entre les deux stars mondiales, du respect, mais pas davantage hors terrain, question de suprématie texane entre les Dallas Mavericks et les Spurs. Tout à l’heure, à la Telefonica Arena de Madrid, leur rivalité se met à l’heure européenne et sent la poudre !
Inarrêtable ?
Premier Européen élu « MVP » de la saison régulière NBA, le grand blond a frappé fort depuis son arrivée en Espagne. Avec 29 points de moyenne (plus la bagatelle de 8,7 rebonds), il parade en tête des marqueurs, juste talonné par… Parker (25,7) ; premier tour d’Euro en guise d’exutoire à une saison américaine finie en queue de poisson. Favori pour le titre, Dallas s’était fait sortir piteusement, dès le premier tour de play-off, par Golden State. Et Nowitzki s’en était allé sur la route, sac au dos, en Australie. Oublier, pour mieux revenir. Danger numéro un d’une équipe d’Allemagne arrivée à Madrid avec le bonus d’une seule victoire, comme la France, le géant était, hier, au coeur des conversations. Avec ses 2,13 m, sa mobilité, son adresse, il est un joueur atypique qui dispose d’une palette de tirs complète, marquant à 3 points comme à l’intérieur. « L’arrêter ? Ce n’est pas facile, sinon il ne serait pas Dirk Nowitzki, se marre Boris Diaw, 9 cm de moins sous la toise. On peut essayer de le gêner avant qu’il ne shoote, après il est tellement grand, avec de si longs bras, que c’est assez simple pour lui de les mettre parce qu’il est très adroit. »

« Ce n’est pas le meilleur joueur de la meilleure ligue du monde pour rien », renchérit Florent Piétrus. Défenseur né, l’intérieur des Bleus est voué à se coller sur le râble de l’ailier des « Mavs » et, sagement, ne se préoccupe pas de savoir s’il prendra des points : «  Ce n’est pas frustrant. Des plans anti-Nowitzki, il y en a tous les soirs en NBA, On peut faire ce qu’on veut, il marquera. Mais il faut chercher à l’épuiser. Et puis, il peut marquer beaucoup… et perdre. » Condition sine qua non : que ses acolytes soient serrés de près.

« On ne peut pas avoir Nowitzki et des paniers assassins des autres », assène Claude Bergeaud. Boris Diaw a bien saisi le message du sélectionneur : « Il n’y a pas de plan anti-Nowitzki, l’erreur serait de se focaliser sur lui alors qu’il a aussi plein de solutions autour.

Il permet de fixer, ouvrir des shoots, des pénétrations. Depuis qu’il y a Dirk, l’Allemagne est en pleine progression, des joueurs ont émergé. Okulaja, Femerling et des extérieurs aussi. » Les bilans récents en attestent : quatrièmes à l’Euro turc, médaille de bronze au Mondial 2002 et argent européen il y a deux ans en Serbie, où Nowitzki avait glané le trophée de… « MVP ». Seulement huitième au dernier championnat du monde, sa génération a une dernière occasion de briller à un Euro. À moins que les Bleus ne se mettent en travers de ses gigantesques segments.


 

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